Actualités
26 Novembre 2014

Refusons la rente syndicale

Les syndicats « officiels » patronaux et syndycaux vont bénéficier d’une double manne automatique à partir de 2015 et devenir les rentiers de la République. L’une sera versée par le gouvernement à l'heure des restrictions budgétaires et des économies tous azimuts. L’autre alourdira le coût du travail par une nouvelle charge sociale spécifique alors que le coût du travail est déjà l’une des causes du chômage de masse. Le PLD dénonce cette fonctionnarisation des syndicats qui contrevient même aux principes fondamentaux de démocratie sociale telle qu'elle est pratiquée en Europe du Nord.

25 Novembre 2014

Personne Président !

« Il y a en France des ministres. On murmure même qu’il y a encore un Premier ministre. Mais il n’y a plus de gouvernement. Seul le président de la République ordonne et décide. » Ces mots de François Mitterrand restent aussi vrais aujourd’hui qu’il y a cinquante ans, quand le jeune député de la Nièvre publiait Le Coup d’Etat
permanent. Non sans une certaine ironie rétrospective, le futur successeur du général de Gaulle y expliquait comment « les usages d’un règne capricieux, élevés à la hauteur des principes, se perpétueront et le gaullisme pourra enfin, sous l’emblème repeint de la légalité, succéder à de Gaulle »… La Ve République inaugura l’ère de la « France personnalisée », où l’essentiel des pouvoirs se concentre dans les mains d’un homme, au mépris de notre tradition démocratique.

25 Novembre 2014

Macron sur la (bonne) voie des réformes

Quelle démagogie et hypocrisie. La France doit se débarrasser des empêcheurs de voir en grand si elle veut réformer en vrai ! Je n’ai pas lu un article, participé à un débat TV ou radio, ces dernières semaines, sans lire ou entendre cet argument stupide qui consiste à affirmer qu’il faut réformer, mais jamais en commençant par celui qui est visé. Il vous dira que de toucher à sa profession, quelque soient ses excès, ne permettra pas d’atteindre le but ultime d’une réforme : le rebond !

24 Novembre 2014

Abandonner le statut général des fonctionnaires pour moderniser le service public

En créant le Statut de la Fonction Publique après guerre, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF et ministre d’Etat en charge de la Fonction publique dans le gouvernement provisoire du général De Gaulle, déclarait :

« Le statut donne aux fonctionnaires la possibilité de contribuer dans une large mesure à la correction des défauts actuels  de notre administration et lui rendra son efficacité, parce qu’il permettra de promouvoir à la tête des différents services et aux postes les plus importants, des agents d’une valeur éprouvée, ayant le goût de l’initiative et le sens de la responsabilité. »

Le même souci d’efficacité et d’initiative qui a conduit à l’instauration d’un statut général des fonctionnaires plaide aujourd’hui pour sa disparition.

 

21 Novembre 2014

Le statut de la fonction publique doit périr !

En créant le statut dela fonction publique après guerre, Maurice Thorez, secrétaire général du PCFet ministre d'État en charge de la Fonction publique dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle, cherchait à encourager, selon ses propres mots, «le goût de l'initiative et le sens de la responsabilité.» Trente ans après la dernière réforme de 1983, qui généralisa le statut à l'ensemble des agents publics, force est de constater que le but n'est pas atteint.

17 Novembre 2014

Google, ministre de la Culture ?

Sur l’écran large d’une dizaine de mètres, on voit apparaître une peinture parfaitement nette, représentant des hommes se baignant dans un lac. Certainement des moines, à en croire les robes de bure qui traînent sur la rive. Quoique, à mieux y regarder, cette paire de fesses semble bien féminine. Sommes-nous devant un Manet inconnu, un Déjeuner sur l’herbe qui aurait mal tourné ? Ou un Goya qui aurait lâché la bride à ses moines ? Dézoomage rapide : voici La Moisson de Bruegel l’Ancien (1565), dont ce minuscule détail n’était pas visible à l’œil nu (Bruegel utilisait pour peindre des empilages de loupes et des pinceaux à un poil), mais que les gigapixels du Art Project permettent de contempler à loisir. Par un procédé similaire, des centaines de musées du monde entier ont mis en ligne plus de 40 000 images en haute résolution.

12 Novembre 2014

Trabant 1989 Dacia 2014

Difficile, cette semaine, d’échapper aux images de la chute du Mur de Berlin. Entre les pans de mur qui s’effondrent et les coups d’archet de Rostropovitch, on revoit les longs embouteillages de Trabant s’engouffrant de l’Est à l’Ouest. Mais ces voitures aux yeux ronds, produites depuis 1958 en Allemagne de l’Est, n’ont pas survécu plus de deux ans à la compétition nouvelle des marques occidentales. Symboles de l’uniformité et de l’ennui d’un régime honni, elles servent aujourd’hui à promener les touristes ou à décorer, en pièces détachées, les cafés branchés de Berlin. Le destin des Trabant semblait démontrer, dans les années 1990, le succès universel du modèle capitaliste de production, avec ses produits plus diversifiés, mieux adaptés aux goûts et aux besoins de chacun. C’était la fin de l’histoire célébrée par Francis Fukuyama. Marché et démocratie devaient régner main dans la main.

07 Novembre 2014

Gaspard Koenig raconte son débat avec Eric Zemmour

J'ai été récemment invité par l'UMP Royaume-Uni à débattre avec Eric Zemmour, de passage à Londres. J'ai donc lu avec attention son dernier opus, Le Suicide Français. J'y ai découvert des chansons tout à fait charmantes, de Pierre Perret à NTM en passant par Indochine. Pour le reste, j'y ai surtout trouvé la formulation la plus aboutie - et la plus brillante - de l'antilibéralisme à la mode.

31 Octobre 2014

« Yes, week-end » : trois fois oui !

Manuel Valls a annoncé à nos amis anglais, lors d’une visite à la City, vouloir libérer le travail le dimanche. C’est une saine ambition, d’autant que 29 % des Français travaillent déjà régulièrement ou occasionnellement ce jour de la semaine. Aucun gouvernement ne s’est exprimé aussi clairement sur cet enjeu jusqu’ici. Quelques députés aussi courageux qu’isolés se sont aventurés sur ce terrain, comme Richard Mallié. Mais sans succès. Face à l’opposition coalisée de petits commerçants craintifs face à la grande distribution, de la gauche vent debout contre la « marchandisation » du dimanche et de la droite traditionaliste, la pression des salariés n’a pas faibli.

29 Octobre 2014

Réforme territoriale : encore un rendez-vous manqué pour le gouvernement

Réformer le millefeuille territorial français est une idée formidable ! Les administrations publiques, on le sait, dépensent 57% de notre argent et tout le monde s’accorde à dire que c’est trop ! C’est trop en valeur absolue, puisque cela veut dire que plus de la moitié de notre revenu est dépensé sans qu’on puisse dire comment on veut le dépenser, sans qu’on nous consulte. Mais c’est trop aussi en termes de rapport qualité-prix – ce qu’on reçoit en échange de notre argent, la qualité du service est insuffisante. On le voit avec l’éducation – on est très mal classés dans les rapports internationaux ; on le voit dans le domaine du logement qui s’aggrave d’année en année malgré l’intervention de toutes les strates locales et de l’État ; on le voit avec les transports et les embouteillages qui existent aux mêmes endroits depuis des dizaines d’années, sans que rien ne soit fait. On peut difficilement dire qu’on en a pour notre argent.

29 Octobre 2014

Halte au racket des entreprises familiales

Le gouvernement ne cesse d’annoncer son amour de l’entreprise. Mais en coulisse, la majorité poursuit son travail de démolition de l’entrepreneuriat français. Un amendement au PLFSS 2015 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) prévoit d'assujettir dorénavant aux charges sociales les dividendes versés aux dirigeants de SAS ou de SA conservant plus de 50% du capital de leur entreprise. Une nouvelle fois, un coup rude est porté à l’esprit d’entreprise en pénalisant l’effort et la prise de risque que le versement de dividendes vient récompenser.

20 Octobre 2014

Martine Aubry veut un "État stratège" qui contrôle le marché : les mauvaises idées d'une ex-DRH amateur

On savait notre classe politique futile, déconnectée, faible et lâche face aux réformes. Mais quand vient le beau moment du renouvellement du mandat des grandes entreprises publiques, on retrouve avec "délectation" une autre de ses innombrables qualités. La gestion des talents ! Une qualité qu’elle travaille et peaufine depuis que l’Etat est Etat, depuis que le politique est persuadé qu’il sait ce qui est bon pour l’économie, dont il ne connaît pourtant la définition que par les livres clés qui marquent son parcours scolaire.

Depuis que le politique pense qu’il est le gardien, le recours. Le stratège. Ce terme inventé pour masquer la volonté interventionniste de tout gouvernement, de droite comme de gauche.

16 Octobre 2014

Yes Week-end, trois fois oui !

Manuel Valls a annoncé à nos amis anglais, lors d’une visite à la City, vouloir libérer le travail le dimanche. C’est une saine ambition, d’autant que 29 % des Français travaillent déjà régulièrement ou occasionnellement ce jour de la semaine. Aucun gouvernement ne s’est exprimé aussi clairement sur cet enjeu jusqu’ici. Quelques députés aussi courageux qu’isolés se sont aventurés sur ce terrain, comme Richard Mallié. Mais sans succès. Face à l’opposition coalisée de petits commerçants craintifs face à la grande distribution, de la gauche vent debout contre la « marchandisation » du dimanche et de la droite traditionaliste, la pression des salariés n’a pas faibli.

14 Octobre 2014

Une autre politique familiale est possible !

C’est devenu un grand classique de la période budgétaire. Chaque gouvernement se demande comment réaliser des économies sur la politique familiale, sans jamais interroger son principe, alors que la Nation y consacre 3% de son PIB. La décision de moduler les allocations familiales, prise par le gouvernement le 16 octobre, complexifie l’architecture générale du système en ajoutant encore à la confusion des objectifs.

13 Octobre 2014

Petit dictionnaire à l'usage des politiques déboussolés

Les entrepreneurs aimeraient oser en paix. Aimeraient oser librement. Aimeraient oser offrir à ce pays administré une nouvelle définition de la liberté. Aimeraient livrer quelques définitions qui permettront peut-être aux politiques de se poser quelques questions, entre 2 conférences bâclées, visites faussement intéressées et au lieu de lire les quelques notes préparées par leurs conseillers, de méditer sur notre vision d’un certain nombre de définitions convenues et désormais vides de sens.

13 Octobre 2014

La droite face à la panne de la synthèse entre conservatisme et libéralisme

Atlantico : Le polémiste Eric Zemmour vient de publier Le suicide français aux éditions Albin Michel dans lequel il fustige des élites politiques sommant la France de "s'adapter à de nouvelles valeurs". De la même manière que Michel Onfray dénonce une gauche libérale et sociétale, Eric Zemmour dénonce ces travers à droite. Quelles sont aujourd'hui les limites à la lecture du monde que proposent les libéraux ? L'ont-ils fait évoluer avec la société ?

Gaspard Koenig : Chaque camp accuse l’autre d’être libéral, brouillant tellement le mot que, honnêtement, il ne veut plus dire grand-chose pour personne. Il faut revenir aux bases et retrouver le libéralisme classique que nous ont légué les révolutionnaires de 1789 (largement inspirés par les physiocrates) : une confiance dans l’individu, affranchi des tutelles et autonome dans ses décisions, que ce soit sur le plan économique, politique ou social. Cela suppose un Etat quasi jacobin pour assurer le respect des libertés fondamentales et briser les rentes. De ce point de vue, nous vivons dans une société totalement illibérale : infantilisante et normative du point de vue des comportements individuels, et ultra-interventionniste sur le plan économique. Personne ne peut penser qu’un pays avec un taux record de dépenses publiques et un corpus de 400 000 règlements en vigueur est le moins du monde libéral.