16 Juillet 2015

Aurélien Véron, un libéral qui s'assume

Uber (ces chauffeurs privés qui mènent la vie dure aux taxis), il est pour. La fin de la SNCF qu’on remplacerait par des trains privés ? Il est pour aussi. Aurélien Veron se définit volontiers comme un candidat anti-système. Simplement parce que, pour lui, le système ne fonctionne plus.

Nous ne sommes plus dans un Etat de droit. La démocratie paraît, aujourd’hui, malade, verrouillée, estime ce cadre bancaire.

Mettre fin aux monopoles d’Etat Et pour lui, le rétablissement de la démocratie passe notamment par la fin de plusieurs monopoles d’Etat, ou ce qu’il en reste :

Les transports, l’Education nationale, et même l’audiovisuel public ! L’Etat ne sait plus faire son job.

Le modèle historique de notre système français de l’Etat-providence, mieux vaut ne pas lui en parler !

Redonner à la démocratie ses lettres de noblesses, c’est aussi redonner la parole aux citoyens pour Aurélien Veron :

Aujourd’hui, on donne un chèque en blanc au conseil régional. Ils votent les augmentations d’impôts sans l’accord des citoyens. Si j’arrivais à la présidence de la région, je mettrais en place un vote fiscal annuel. Ce serait aux citoyens d’approuver les hausses d’impôts.

Sa vision, pour la mettre en place, passe par un renouvellement profond de la classe politique :

Aujourd’hui la politique est un métier, on est un politicien, certains ont démarré à 18 ans et n’ont jamais fait autre chose. Il faut des gens qui connaissent le monde de l’entreprise, la vie professionnelle.

Le scrutin est le 6 et 13 décembre. Aurélien Veron pourra constater si sa vision d’une société nouvelle a convaincu l’électorat.