08 Décembre 2014

Et si en 2015, on écoutait les "entrepreneurs visionnaires" ?

Nos gouvernants respectent totalement, et ils sont bien les seuls, leurs obligations concernant l’embauche des handicapés. Car la majorité d’entre eux le sont. A un stade plus ou moins avancé. La plupart du temps, sans aucun signe extérieur. C’est chez eux, à l’image de leurs abus cachés ou phobies administratives diverses, un handicap parfaitement masqué, comme nombre de handicaps d’ailleurs. Ce ne sont pas ceux qui en cachent le plus qui en ont le moins.

Leur tare principale tient sur 2 handicaps. Cécité et surdité. Ils ne voient pas la société changer.

Ils ne voient pas que nous sommes à la fin du monde qu’ils nous ont fabriqué. Ou, plutôt, ils préfèrent ne pas le voir ni l’entendre. 

Ils n’entendent plus les citoyens dont ils ont volé la liberté, ravi le droit de décider de leur destin. Ils ne les entendent plus notamment parce qu’ils ne votent plus et se murent ainsi dans le silence. Et qu’ils préfèrent se concentrer sur ceux qui votent encore, plutôt que de faire l’effort de redonner aux abstentionnistes le goût de l’urne, d’éclairer le chemin du bureau de vote.

Aveugles, sur une route dont ils ne connaissent pas les contours, faute d’avoir une vision pour notre pays. Trop lâches pour proposer aux Français les réformes difficiles qui permettraient pourtant le rebond de notre pays. Paralysés par le sondage d’opinion et la réaction épidermique quotidienne d’une presse aiguillon, qui leur fait confondre urgence et précipitations. Nos politiques transmettent leur handicap à toute la nation, aussi surement que l’on propose à celui qui usurpe le parking du handicapé de prendre le handicap de celui dont il prive cet accès facile.

Ce week-end, j’ai eu une vision. J’ai participé à un événement incroyable d’émotion et de "vibrance", les "entrepreneurs visionnaires", dans un endroit où la baisse d’oxygène était proportionnelle au niveau d’optimisme. Tignes. A croire que vu d’en haut, les problèmes de la France sont peut être plus faciles à régler que l’on ne le pense. Question de porteur d’idée surement. A coup sûr même. A bas les godiches et vive la godille. Une piste maculée pour recouvrir les erreurs du passé. La neige, c’est comme les réformes. Soit on les accueille avec bonheur, soit on fait tout pour la faire fondre au plus vite.

Flanqué d’un jeune de 80 ans tout rond, Jacques Séguéla, le jeune Laurent Muller pleurait de bonheur en voyant ses 250 entrepreneurs venus de toute la France pour fêter le bonheur de créer, de voir, loin, très loin. Là où la sinistrose est à l’économie ce que le rhume est à la médecine. Un mal facile à soigner.

En pleine crise, au milieu d’annonces toutes plus alarmistes chaque jour, ces entrepreneurs étaient eux, heureux, optimistes, persuadés que l’avenir leur appartient, que rien n’est irrémédiablement fichu, bien au contraire. Ils pensent, en visionnaires, que créer une entreprise ne se limite plus au 21ème siècle, à rechercher la revente et la plus value mais qu'il faut aussi donner du sens à cette réussite.

Tous ceux qui ont déjà vendu la leur cherchent le meilleur sens à donner à leur gain. Pas 3 yachts, voitures de luxe débordant du garage, mais une volonté de réinjecter dans l’économie, ce qui donnera un sens à l’argent. Un sens retour et non un sens unique. J’ai rencontré des entrepreneurs passionnés et passionnants, des hommes et des femmes "habités".

Les entrepreneurs ont un rôle à jouer pour l’avenir de ce pays. Leur moral, tel un virus bénéfique, pourrait être disséminé sur toute la France, pour se répandre sans complexe sur notre pays sclérosé.

Les idées ne viennent plus d’en haut.

La plupart des décideurs politiques du pays font appel aux entrepreneurs pour leur fournir des idées pour les prochaines échéances. Des dizaines de dîners et petits-déjeuners s’enchaînent frénétiquement depuis quelques semaines, (j’en suis personnellement à 4 en 3 semaines) afin de transfuser à ses corps politiques sans vie des idées que nous amenons naturellement du terrain.

Alors bêtement peut-être, nous nous disons la chose suivante : plutôt que de donner nos idées, qui, une fois passées au filtre de la compréhension politicienne et dépecées de ce que le manque de courage leur imposera d’enlever, ne ressembleront plus à rien, pourquoi ne pas les porter, et en cas d’élection, les appliquer nous-mêmes ?

 
 

A une heure où les députés socialistes vous indiquent que Macron est bien gentil mais ne bénéficie d’aucun soutien dans les couloirs parlementaires, alors que ses réformes envisagées pourrait contribuer, même timidement, à réorienter la France, comment ne pas penser à changer les acteurs actuels, pour les remplacer par des joueurs neufs, qui n’ont pas besoin de "courants" pour exister mais simplement d’un air frais pour s’épanouir et nous faire respirer ?

Pourquoi ne pas monter des listes afin de tester le concept et en voir les résultats en décembre prochain lors des élections régionales ? Que risquons-nous ? De perdre temps et un peu d’argent ? Face à l’enjeu pour la France, que représentent quelques heures et euros ? Les entrepreneurs montreront ainsi que l’argent gagné, au prix de leurs sacrifices, n’est pas entassé dans un paradis fiscal à leur unique bénéfice, comme les chèvres de gauche aiment le bêler, mais bien disposé à s’investir dans la vie de chacun de nos concitoyens. A l’encontre des idées reçues. Des dogmes relayés, souvent bêtement, par une certaine presse, avide de sensationnalisme et de titres croustillants. Des entrepreneurs visionnaires qui rendraient la vue et l’ouïe aux politiques, ainsi mis sous pression, tout en permettant aux Français, de s’exprimer et d’être entendus. Enfin.

Alors en ce début de décembre, au moment où chacun pense à faire plaisir à son prochain, préparez-vous à voir apparaître un nouveau Père Noël, qui lui sera présent toute l’année. L’entrepreneur visionnaire. Ouvrez-lui votre cheminée, il arrive avec plein de cadeaux, au premier rang desquels, la sincérité, suivi du courage et du sens de l’intérêt général. Des valeurs qui s’étaient perdues dans la cheminée, brûlées avec les restes de la fête. En 2015, offrez-vous un entrepreneur, vous en serez surement satisfaits et donc, toujours remboursés !

 

Par Denis Jacquet, Délégué National à l'Entreprise et président de Parrainer la Croissance

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