01 Septembre 2013

Le Parti libéral démocrate (PLD), composante de l'UDI, tient son université d'été à Aix

Aix, on le sait, est l'un des bastions préférés des idéologues libéraux, accueillant régulièrement les universités d'été de la Nouvelle Économie. Mais même pour les économistes partisans du tout-marché, c'est la crise... Faute de moyens, le grand show a donc laissé la place, cet été 2013, à une autre université d'été, dans les locaux de la faculté de droit : celle du Parti libéral démocrate (PLD), petite formation politique née en 2008 et rattachée, depuis janvier 2013, à l'UDI. Pendant trois jours, Aurélien Veron, président du parti qui revendique 150 militants dans les Bouches-du-Rhône, aurait sans doute aimer parler philosophie avec eux : simplification du code du travail, abolition des 35 heures, instauration d'une retraite par répartition "à points", autonomie des établissements scolaires, suppression du bac, etc.

Mais la ville d'accueil étant ce qu'elle est, la stratégie pour les municipales occupait le devant de la scène. Et les débats en arrière-boutique aussi. On sait depuis fin juillet que, malgré le pacte tacite de non-agression entre Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé pour 2014, les centristes tenteront de conquérir au moins deux municipalités actuellement UMP... dont Aix.

Vendredi soir, la candidate Maryse Joissains (UMP), sa fille Sophie Joissains, sénatrice UDI, et l'adjoint Gérard Bramoullé (qui a adhéré récemment au PLD) étaient invités à s'exprimer face aux militants. "C'est une gagnante, ouverte aux principes libéraux" s'enthousiasme Sylvain Dijon, délégué Paca du PLD. "Ce n'est pas une intellectuelle, mais elle n'a pas de frontière, pas de tabou, sa liberté de ton, elle l'aime" déclare de son côté Aurélien Verdon. Visiblement charmé.

Échanges d'amabilités

Le PLD, donc, soutient officiellement le maire sortant. Mais quid, alors, de Bruno Genzana, candidat sur une liste concurrente l'année prochaine... et parrainé par l'UDI ? Sa présence, hier à la fac de droit où il accompagnait l'ancien ministre Hervé Morin, numéro 2 de l'UDI, n'a pas été très appréciée par l'état-major du PLD. "C'est un intrus dans l'université d'été, il n'était pas invité, tacle Aurélien Verdon, sa venue est assez incongrue". Celui qu'il baptise "un animateur, un gentil organisateur", tempère, avec son sang-froid habituel : "Il faut dédramatiser. Il y aura deux listes de droite, c'est une primaire que je souhaite loyale, il faut se respecter".

Quand on pose la question du soutien officiel de l'UDI pour la prochaine municipale aixoise, Hervé Morin slalome. "Le sujet, c'est à qui on va confier la place du chef de tribu". Avant de filer au but, faisant référence à d'anciennes déclarations de Maryse Joissains : "Quelqu'un qui porte les valeurs du FN, c'est une autre chose", insiste Hervé Morin. La politique affichée de l'UDI est donc de soutenir, pour les prochaines municipales, les maires UMP sortants. Mais à Aix, on ne fait pas décidément pas de politique comme ailleurs.

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