30 Avril 2012

Législatives : les libéraux s’ancrent dans le paysage politique

Tout d’abord, le grand gagnant des législatives a été…l’abstention. Ce résultat prouve que le processus électoral est mauvais, forçant quatre votes successifs là où un régime parlementaire à représentation proportionnelle ne nécessitait qu’un seul vote, pour un résultat bien plus démocratique. Au centre, François Bayrou paye les conséquences de son choix solitaire et achève le Modem. Marine Le Pen sort renforcée de ces élections, même si ses chances d’avoir des élus sont minces ; elle a gagné en légitimité dans la contestation radicale du système actuel, contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui finit humilié. Enfin, les grands partis ont fui tout débat sérieux sur la situation économique. Notre pays s’affiche maintenant incapable d’affronter la crise des finances publiques désormais très proche.

Le Parti Libéral Démocrate est tout de même parvenu à ancrer ses candidats et ses idées dans le paysage politique avec ce scrutin qui était en quelque sorte notre baptême électoral. Les candidats que nous soutenions ont affronté l’épreuve avec succès. Après les bons scores de nos candidats des circonscriptions de l’étranger la semaine dernière, nous félicitons aujourd’hui Michel Boulan au score de 8,33 % dans les Bouches-du-Rhône, David Dallois avec 5,93 % dans le Cher, Thomas Zlowodzki avec 5,24 % dans l’Essonne, Louis-Marie Bachelot à 3,51 % dans le Maine-et-Loire mais aussi Laurence Petit, Emmanuel Sala, Dominique Baud, Francis Pourbagher, Anne Bourdu, Jacky Barthel, Lydie Zhu, Farid Chiboud, Françoise Besset-Louis, Eric Berlivet et tous les autres qui ont vaillamment défendu les couleurs libérales devant leurs électeurs, souvent pour la première fois. Notez que Douce de Franclieu, co-investie par l’UMP, a atteint 20,93 % dans une circonscription du Gers traditionnellement socialiste. Ces résultats illustrent bien le potentiel des idées libérales et la vitalité de leurs porte-voix.

La gauche composite, bien qu’en panne d’idées neuves, est en meilleure position électorale que la droite corsetée dans un parti unique au fonctionnement bonapartiste. Quand l’UMP comprendra-t-elle que la bipolarisation imposée par le quinquennat n’interdit nullement de laisser vivre en son sein une diversité de courants ? Espérons qu’elle admettra vite la nécessité de proposer un projet de société ambitieux et crédible et de renouveler les générations qui le portent. Pour être en état de proposer des solutions à l’accumulation de dette publique et à la déplétion de la croissance, elle devra intégrer les idées libérales dans son logiciel.

Le Parti Libéral Démocrate offre désormais aux libéraux les moyens de faire prospérer leurs idées sur l’échiquier politique. Il faudra dorénavant compter avec nous aux élections locales, nationales et européennes.