25 Novembre 2012

L'isolement de François Hollande dans les négociations budgétaires européennes

Le premier round des négociations sur le budget 2014-2020 des Institutions européennes s’est achevé sur un échec. François Hollande voulait stopper l’offensive du Royaume-Uni pour réduire le budget européen. Il n’est parvenu qu’à tisser les premiers liens d’une alliance Merkel-Cameron, rejoints par les pays du Nord.

Alors que de nombreux pays sont à la diète, comment admettre le système si généreux de retraite des fonctionnaires européens ? Si l’on doit saluer le travail de la Commission européenne pour relancer la croissance via l'ouverture des secteurs règlementés à la concurrence, il faut aujourd’hui lancer la cure d’amaigrissement de ce qui est devenu un mastodonte bureaucratique, converti au keynésianisme mou et aux faramineuses dépenses « vertes ».

Plus fondamentalement, avec un alter ego aussi peu fiable et déraisonnable que Hollande, nous craignons que Merkel mette fin au partenariat historique Allemagne-France. Car le président socialiste n’a aucun plan pour résoudre la crise européenne, si ce n’est la création de dettes pour la jeunesse européenne via la planche à billets de la BCE. Ce n’est pas les intérêts de la France et des agriculteurs qu’il est venu défendre, mais une idéologie dépassée qui nous mènerait à l’hyperinflation et à la faillite.

En choisissant l’alliance avec les pays du Sud et les fonctionnaires européens, Hollande joue un jeu dangereux qui place la France dans le camp du déni des réalités économiques à surmonter. Au contraire, le PLD prône une vision d’avenir qui passe essentiellement par la libération de la croissance tous azimuts.