30 Novembre 2012

Nationalisation de Florange : pire qu'une erreur, une faute

La nationalisation du site de Florange sortie du chapeau d'Arnaud Montebourg est hélas soutenue par une grande partie de la classe politique. Cette mesure constituerait une violation grave du droit de propriété. Le message envoyé aux investisseurs serait dramatique : "si vous créez de la valeur, vous serez surtaxé. Si vous échouez, vous ne pourrez pas restructurer. Si vous ne faites pas ce que vous dit le gouvernement, vous serez spolié". Aucun investissement n'est possible dans des conditions financières et juridiques aussi abracadabrantes.

L'entreprise Arcelor-Mittal a perdu 709 millions $  sur un trimestre dans un contexte très difficile.  Par quel miracle le gouvernement compte-t-il  rendre sa profitabilité à une unité de production à  l'arrêt depuis 18 mois par manque de demande, sur un marché à la fois très volatile et en forte surcapacité ? Une fois de plus, un gouvernement prétend dépenser l'argent public pour protéger des activités déclinantes, au lieu de créer les conditions favorables à la création de nouveaux emplois qui compenseraient largement les licenciements.

Que fera l'état lorsque d'autres entreprises annonceront des licenciements, et que leurs personnels invoqueront un tel précédent pour recevoir son "aide" ? Le gouvernement compte-t-il nationaliser toutes les usines et toutes les entreprises qui vont mal ? Avec quel argent ? Tout ceci est insensé. Faire de Florange un outil de propagande n'apporte aucune réponse structurelle au chômage qui explose. Le PLD condamne avec force cette proposition, et conseille vivement au gouvernement de cesser de massacrer fiscalement la réussite et la formation de capital dans les entreprises de croissance, dans l'intérêt de tous les français.