17 Août 2010

Ouvrons les transports en commun à la concurrence

Jeudi 29 janvier, en pleine crise économique, une grève générale prendra à nouveau les Français en otages. Les syndicats défendront une fois de plus les intérêts corporatistes de professions le plus souvent à l’abri du chômage. Sud-Rail, la CGT et FO y ajouteront leurs revendications idéologiques, ouvertement anticapitalistes. Après plusieurs semaines de blocages ponctuels qui ont pesé sur la vie des usagers, cette journée signe l’échec définitif de la loi sur le service minimum. Celle-ci est régulièrement contournée, quand elle n’est pas purement et simplement violée au plus grand mépris des « usagers ». Le Parti Libéral Democrate demande une mesure pratique bien plus efficace qui devrait profiter aux millions de clients des transports en communs : leur ouverture à la concurrence.

La grève est un droit, à condition de respecter celui des autres de pouvoir se déplacer, emmener ses enfants à l’école et travailler. Surtout qu’en période de récession, notre qualité de vie menacée exige que nous redoublions d’efforts pour favoriser la reprise. Le piétinement de ces droits élémentaires par les syndicats mobilisés traduit leur mépris pour le peuple et leur irresponsabilité. Manifestement, la vision du service public de nos syndicats n’est pas compatible avec le respect que toute entreprise devrait afficher à l’égard de sa clientèle. Ce comportement impose une évolution profonde du modèle de service public. Pour le Parti Libéral, tout service public doit d’abord être au service du public, pas des intérêts catégoriels d’une profession. Actuellement public et monopolistique, il doit s’ouvrir à la concurrence du secteur privé.

Une mise en concurrence des transports en commun favoriserait alors l’ouverture de nouvelles lignes de bus entre zones non desservies, sur des trajets express ou en renforcement de lignes actuellement mal assurées. Cet enrichissement de l’offre de lignes de bus améliorerait le service général et faciliterait nos déplacements pour un prix du ticket plus faible. C’est donc le meilleur moyen d’améliorer le service et de diversifier les lignes en fonction des besoins des clients. C’est aussi la garantie de disposer d’alternatives aux lignes bloquées pour éviter les prises d’otage répétées.