09 Novembre 2012

Prise d’otage ratée des salariés de Bricorama par FO, qui se rebiffent

L’ouverture le dimanche fait hélas toujours débat, et ne reste autorisée qu’à un nombre arbitrairement restreint d’activités. Cette situation est absurde et destructrice de valeur. Une rigidité qui n'est plus adaptée aux attentes des Français.

Tout d’abord, l’interdiction du travail le dimanche nuit d’abord à la qualité de vie de millions de familles aux emplois du temps compliqués. Il suffit d’observer l’activité des grandes surfaces qui obtiennent une dérogation ou qui bravent la loi pour confirmer cette tendance.

Ensuite, les salariés concernés revendiquent de plus en plus ouvertement le droit de travailler le dimanche. Ils en défendent le principe lors de consultations au sein des entreprises ou même, comme on le voit aujourd’hui avec Bricorama, dans la rue. Le travail le dimanche se fonde sur le volontariat et des compléments mensuels de plusieurs centaines d’euros sur des bas salaires. Direction et salariés affrontent désormais ensemble des syndicats dont la préoccupation première n’est pas l’intérêt des salariés et de l’entreprise, mais l’idéologie.

La plupart des rapports confirment le potentiel d’emplois et de croissance qu’engendrerait l’autorisation du travail le dimanche. L’échange étant au cœur de la création de richesse, l’augmentation de son espace et de sa durée ne peut être que profitable à tous. Il y a 20 ans, un Français sur cinq travaillait régulièrement ou occasionnellement le dimanche. Aujourd’hui, c’est un sur trois. Il est temps d’aller de l’avant et d’abolir cette réglementation restrictive d’un autre âge.