09 Janvier 2010

Vingt ans après la chute du mur, allons au terme de la révolution libérale

L’anniversaire de la chute du mur de Berlin est une fête pour les dizaines de millions de personnes libérées du joug communiste. Le 9 novembre est également une date mémorielle. Elle doit rappeler à tous que la liberté se gagne au prix du sacrifice de femmes et d’hommes luttant pour cet idéal. A l’heure où la crise financière offre à certains l’occasion de remettre en question le système capitaliste, cette date symbolique nous rappelle qu’il n’est pas de vraie liberté politique sans liberté économique, garante de la prospérité.

Il est désormais acquis que les régimes communistes ont échoué en niant la dignité et les Droits élémentaires de chacun. L’application des principes marxistes-léninistes a systématiquement donné naissance à des dictatures. Meurtrières, elles ont directement et indirectement entraîné près de 85 millions de morts, par les exécutions sommaires, les déportations, les famines et les conditions de vie misérables. Ce bilan doit autant aux méthodes totalitaires et liberticides qu’à l’impasse d’une économie planifiée aux mains d’une bureaucratie centrale. Dans nos pays développés, l’accent est aujourd’hui mis sur l’horreur politique de ces régimes, et sur la victoire de la démocratie libérale sur les démocraties populaires. Pour autant, il convient de s’inquiéter de la remise en cause de l’économie libérale, qui reste la seule alternative à l’économie administrée.

L’exemple de l’économie française est patent. Avec 53 % de la richesse produite directement ou indirectement contrôlée par l’Etat et ses administrations, l’économie française ne peut être qualifiée de libérale. En intervenant massivement, l’Etat affaiblit considérablement la compétitivité des entreprises et donc la prospérité générale. Il le fait en prélevant des impôts et des taxes excessives sur les acteurs économiques pour alimenter son obésité; en produisant des réglementations qui nuisent à l’activité économique (par exemple un droit du travail qui décourage l’embauche); en organisant le monopole du système de santé dont les coûts échappent à toute maîtrise; en organisant le quasi-monopole de l’éducation qui produit des jeunes inemployables. Enfin, en imposant un système de retraites par répartition, système aberrant dans une population vieillissante, il pénalise les jeunes sans satisfaire les anciens.

La sociale démocratie française, équilibre bancal entre la démocratie libérale et l’économie administrée, est en train de réduire à néant l’espoir de prospérité des générations futures. En ce 9 novembre, le Parti libéral Démocrate rappelle qu’un avenir meilleur pour notre pays exige le choix d’une économie libérale.