Assainir la vie politique

La Vème République est en crise. La réforme du quinquennat a achevé de déstabiliser le fragile édifice institutionnel de la Vème République. En alignant les temps parlementaire et exécutif, sans réduire les pouvoirs du Président (nomination du premier ministre et de nombreux titulaires d'emplois civils et militaires), le quinquennat n’a pas tranché entre régime parlementaire et régime présidentiel. Le renforcement de pouvoir des chambres, prioritaire, exige de réduire l'effectif du Parlement à 300 élus, et de lui laisser fixer son ordre du jour.

L’échec de nos institutions actuelles se lit à tous les niveaux : élection au scrutin uninominal majoritaire, sans proportionnelle, qui représente mal les opinions minoritaires, échelons locaux aux responsabilités floues, absence généralisée de contrôle de gestion des budgets publics, votés à l’aveuglette dans toutes les assemblées, nationales comme locales. Et partout, omniprésence du pouvoir de l’administration. L'introduction d'une forte dose de proportionnelle rétablira la juste représentation des opinions des électeurs. La fin du cumul des mandas et la limitation à un renouvellement unique des mandats exécutifs coupera la dérive clientéliste d'élus aux multiples titres bloquant tout renouvellement.

Les autres articles

25 Novembre 2014

Personne Président !

« Il y a en France des ministres. On murmure même qu’il y a encore un Premier ministre. Mais il n’y a plus de gouvernement. Seul le président de la République ordonne et décide. » Ces mots de François Mitterrand restent aussi vrais aujourd’hui qu’il y a cinquante ans, quand le jeune député de la Nièvre publiait Le Coup d’Etat
permanent. Non sans une certaine ironie rétrospective, le futur successeur du général de Gaulle y expliquait comment « les usages d’un règne capricieux, élevés à la hauteur des principes, se perpétueront et le gaullisme pourra enfin, sous l’emblème repeint de la légalité, succéder à de Gaulle »… La Ve République inaugura l’ère de la « France personnalisée », où l’essentiel des pouvoirs se concentre dans les mains d’un homme, au mépris de notre tradition démocratique.

20 Août 2014

Député sous réserve

J’ai reçu cet été, comme tous les Français résidant en Europe du Nord, un e-mail de notre nouveau député, Christophe Premat, suppléant d’Axelle Lemaire qui prend désormais sa place à l’Assemblée. En signe de bienvenue, offrons-lui son baptême du feu médiatique.

26 Juin 2014

Stop au financement public de la vie politique !

Les Français sont révoltés par la multiplication des affaires touchant la vie politique de leur pays. Le Parti Libéral démocrate juge opportun de rappeler que le financement public des partis et des campagnes électorales leur fait payer ces gabegies. Les principaux partis tirent actuellement l’essentiel de leurs ressources de l’argent public : 21 millions d’euros par an pour l’UMP, 30 millions pour le PS et 6 millions pour le FN pour ne citer qu’eux. Non seulement cette « fonctionnarisation de la vie politique » n’a pas fait cesser la corruption politique, comme l’atteste le classement de la France par Transparency International, mais cette manne récurrente pendant 5 années incite les dirigeants de ces partis à dépenser sans compter comme l’affaire Bygmalion l’illustre tristement.

24 Janvier 2014

Abolition du cumul des mandats, un premier pas

Cumuler les mandats nuit gravement à la démocratie

Le PLD approuve la suppression du cumul des mandats. En venant à bout des réflexes corporatistes, l’Assemblée Nationale montre enfin l’exemple : une remise en question des statuts est possible en France. Le PLD attend surtout de cette réforme le rétablissement du pouvoir du Parlement face à celui du Président de la République, excessif depuis l’instauration du quinquennat.

01 Juillet 2013

Petite leçon de démocratie britannique à l'attention de l'UMP

Jean-François Copé a fait preuve d'une candeur inattendue en déclarant, à l'occasion des glorieuses primaires de l'opposition à Paris : « à l'UMP, nous apprenons la démocratie, c'est assez nouveau ». Dans son stage de formation à la démocratie, le récemment confirmé chef de l'UMP serait avisé d'aller jeter un œil aux pratiques du plus ancien régime parlementaire du monde, de l'autre côté de la Manche.

11 Avril 2013

La réponse du PLD à l'inspecteur gadget

Les propositions récentes du Président de la République ne sont pas à la hauteur du niveau de défiance des Français à l’égard de la classe politique. L’instauration d’un Parquet financier et de sanctions renforcées réellement punitives et dissuasives sont un pas. La démocratie est en crise, le PLD propose cinq mesures capables de ramener la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.

11 Avril 2013

Les français sont présumés innocents

Jérôme Cahuzac, la main sur le visage, lors d'une séance de l'Assemblée Nationale

L’affaire Cahuzac secoue une opinion publique déjà très critique de la classe politique. Ce scandale met en cause la responsabilité d’un individu, non pas la société dans son ensemble. Le gouvernement ne doit pas masquer le besoin d'assainissement de la vie politique en détournant le débat vers les paradis fiscaux, prétexte au flicage de l’ensemble des Français.

25 Mars 2010

Réformons le financement des partis

Avec moins de 49 % de suffrages exprimés, le second tour des élections régionales a confirmé la désillusion des électeurs. Les conseils régionaux sont perçus comme une vague strate technocratique, dont le rôle et les sources de financement sont globalement méconnus. Ce n’est que par défaut que la gauche a gagné ces élections : la défiance envers le gouvernement aidant, le bilan médiocre des sortants n’a simplement pas suffi à les déboulonner de leurs sièges.

18 Février 2013

Non-cumul des mandats : un mirage?

Cumuler les mandats nuit gravement à la démocratie

François Hollande avait promis la fin du cumul des mandats. A un an des municipales, cet engagement plébiscité par 3 Français sur 4 risque d’être renié. Le PLD juge nécessaire de mettre fin dès à présent au cumul des mandats pour oxygéner la vie publique et couper le lien clientéliste entre élus de terrain et parlementaires.

12 Novembre 2012

Bravo Lionel Jospin ! Chiche François Hollande ?

La fin du cumul des mandats est une nécessité démocratique. Générateur de conflits d'intérêt, le cumul encourage le clientélisme. Il empêche le renouvellement du personnel politique. Le PLD regrette que la commission Jospin recommande une simple digue, quand une muraille de Chine est indispensable. Le cumul avec un mandat non-exécutif resterait toléré. Les barons locaux maintiendraient leur influence, préparant leur retour en cas d’infortune parlementaire.

19 Juin 2012

Comment la Vème République a tué la démocratie française

L’enseignement majeur des élections récentes a été benoîtement ignoré, ou cyniquement occulté, par l’ensemble des commentateurs. A savoir que, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, les deux grands partis de gouvernement ne sont plus majoritaires. C’est pourtant mathématique : le PS et l’UMP (et apparentés) n’ont remporté qu’une vingtaine de millions de suffrages au premier tour de la présidentielle comme au premier tour des législatives, sur 46 millions d’électeurs. Ce rejet massif du duopole PS/UMP confirme dans les urnes la dernière étude du « baromètre de la confiance en politique », selon laquelle 52% des Français n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays (Cevipof, octobre 2011). C’est donc clair : moins d’un Français sur deux souhaite que les deux partis qui, à travers leurs avatars successifs, gouvernent la France depuis plus d’un demi-siècle, continuent à le faire. D’où le vote FN, d’où l’abstention, d’où le sentiment général de confusion, entre dissidences, « ni-ni » et procès en légitimité.

28 Mars 2011

Absence de proportionnelle, déni de démocratie

Les Français ont exprimé leur rejet de la politique menée sans réelle différence depuis 30 ans par les "partis de gouvernement" de droite comme de gauche. Le premier parti de France, avec 55 % des voix, c’est l’abstention.  L’accumulation de réformettes bancales et inachevées,  de lois inapplicables et d’impôts nouveaux a enlisé notre pays dans un socialisme qui ne dit pas son nom. L’Etat omniprésent ponctionne 10 % du PIB de plus de dépenses publiques que les pays riches comparables. Comment tenir des promesses de pouvoir d'achat, de prospérité et de faible chômage ? Le mode de scrutin permet pourtant au PS et à l’UMP de maintenir leur domination du système dans son ensemble malgré l’effondrement de leur électorat.