Dépense publique, fiscalité et dette

L'Etat veut tout faire et il le fait mal. Le pouvoir d’achat des Français continue à fondre au profit d’une dépense publique hors de contrôle dont le montant défie l’imagination. Lorsque le comité Armand-Rueff proposait de soulager l’économie française de ses blocages en 1960, la dépense publique atteignait 30% du Produit Intérieur Brut (PIB) et la croissance 8,0%. un demi-siècle plus tard, les dépenses de l’Etat central, des collectivités territoriales et de la protection sociale pèsent 57% du PIB, près du double. Et la croissance est en berne. De (trop) nombreux politiques persistent à plaider en faveur de la fin de l’austérité budgétaire – toujours des hausses de dépenses bien sûr, jamais des baisses d’impôts - malgr la preuve établie sur une longue priode de l'inefficacité des théories keynésiennes. Ils vont un peu vite en besogne. Les comptes publics sont dans le rouge foncé avec des déficits systématiques et excessifs. Notre situation financière est incontestablement critique. Notre pays risque de ne pas pouvoir rembourser sa dette. Et la BCE, en prétendant nous aider en faisant tourner la planche à billets, nous encourage au contraire à poursuivre cette fuite en avant dans la dépense et les déficits.

Les tenants de la dépense publique insistent sur la distinction entre dépense courante et investissement, facteur de croissance. Ce serait tellement pratique que ce soit vrai. L’investissement public ne peut hélas pas produire de richesse. D’abord parce que le temps politique est infiniment plus court que celui de l’entreprise. Il est dicté par la prochaine élection plutôt que par des études de marché et des calculs de retour sur investissement sur de nombreuses années. La sphère publique n’a ensuite aucune compétence dans l’évaluation du risque et de la rentabilité. C’est naturel, leur argent n’est pas en jeu et ils n’ont aucun actionnaire sur le dos. Le jugement des urnes encourage les projets de communication et de prestige qui n’ont le plus souvent aucun sens économique. Non seulement ces dépenses ne produisent aucun bénéfice, contrairement aux vrais investissements (privés). Mais ils engendrent de surcroît des coûts d’exploitation surréalistes – le plus souvent imprévus - qui plombent les budgets courants pour longtemps. Enfin, le mirage de l'Etat stratège est en train de se disspier avec les pertes colossales d'Areva qui paye de graves erreurs stratégiques, d'EdF et même de la SNCF qui doit déclarer 12 milliards de pertes en 2016.

La comparaison du poids de notre dépense publique rapportée au PIB, 57%, n’est pas flatteuse avec une moyenne européenne de 47% et un ratio pour l’Allemagne et le Royaume-Uni de 45%, deux pays par ailleurs fort bien administrés. Cet écart représente près de 250 milliards par an à l’échelle de la France. L’excédent budgétaire allemand de 0.6% du PIB en 2014 n’a pas pénalisé la croissance de ce pays, ni empêché la convergence vers le plein emploi. La réduction drastique des dépenses publiques par David Cameron au Royaume-Uni s’est accompagnée d’une belle reprise économique et de la baisse du chômage, tombé sous la barre de 5,5%. Nous avons sous les yeux la preuve par l’exemple qu’un Etat qui limite ses domaines d’intervention et ses dépenses libère la croissance. C'est l'ambition d'un Etat bien géré, recentré sur ses missions principales, protéger nos droits et nos biens au travers de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense.

La contrepartie d'un Etat obèse, c'est une fiscalité confiscatoire. Nos élites administratives aimaient tant rappeler jusqu’ici que la fiscalité constituait le ciment de notre pacte social. C’est par elle que la cohésion nationale se délite aujourd’hui, et non sans raison. Le poids des prélèvements obligatoires s’est envolé de 42% en 2009 à plus de 46,1% en 2014, c’est 9% de plus que la moyenne de l’Union européenne. Au lieu de poser ses recettes avant de fixer ses dépenses comme tout « bon père de famille », l’Etat dépense sans compter puis cherche comment payer tous ses engagements. Le gouvernement a beau répéter régulièrement que la hausse des impôts est terminée, chaque mois apporte son lot de nouvelles contributions. L’Etat français taxe dorénavant davantage que la Suède, pourtant réputée pour son hyperfiscalité. Ce cancer fiscal n’empêche pas le maintien des déficits publics à un niveau élevé.

Il est temps de revenir à des principes clairs : simplicité, transparence et efficacité. Nous devons substituer à notre fiscalité incompréhensible une gamme limitée d’impôts, des bases aussi larges que possible auxquelles nous appliquerons les taux les plus bas. La TVA fonctionne bien. Un impôt sur le revenu unique et proportionnel rapporterait autant que la somme de la CSG/CRDS et de l’impôt sur le revenu sans susciter les rejets actuels de contribuables qui se sentent rackettés. Les citoyens reprendront confiance dans l’Etat lorsque sa facture de fonctionnement sera à nouveau claire, lisible et tolérable par tous. Assainir et baisser lourdement le niveau de notre fiscalité est essentiel. Garantir sa stabilité également.

Mais rappelons-le, cette révolution fiscale doit nécessairement s’accompagner d’une baisse drastique de la dépense publique, première menace qui pèse sur le destin de nos enfants.

Les autres articles

24 Novembre 2016

Qui déminera la bombe à retardement à la présidentielle ?

La dette française est un véritable cancer, laissé de côté par la quasi intégralité des candidats (déclarés ou non) à la présidentielle. Le sujet, pourtant primordial, n'est d'ailleurs pas abordé par les deux finalistes de la primaire de la droite... puisque le seul à s'en soucier est taxé d'ultralibéralisme.
 

Par Aurélien Véron paru dans atlantico le 24 novembre 2016

15 Juillet 2015

L’Europe fait fausse route avec la Grèce

Le Parti Libéral Démocrate dénonce le programme d’aide à la Grèce, ruineux et immoral vis-à-vis des autres pays européens. L’Europe a cru sauver son avenir en conservant à n’importe quel prix la Grèce en son sein. Elle a amorcé une spirale qui pourrait l’emmener à la faillite morale et, peut-être un jour, financière. Le referendum grec a rejeté le programme européen d’aide de 15,5 milliards d’euros, l’Eurogroupe est revenu avec un plan de 82 à 86 milliards. Le pays qui a menti pour entrer dans l’euro, triché pour y rester, et exercé un chantage pour ne pas en sortir a été bien mieux récompensé que tous ceux qui ont suivi les règles. La prise d’otage de la zone euro a payé, c’est le message envoyé aux pays comme l’Irlande ou le Portugal qui font des efforts drastiques pour réformer leur économie et rembourser – parfois de manière anticipée – leurs créanciers honnêtement.

17 Avril 2015

La Grèce a le choix entre traitement de choc ou sortie de l'euro

Il y a peu de chance que la Grèce rembourse sa dette. Les différents gouvernements n'ont pas appliqué, comme en Irlande, la politique qui aurait pu permettre de renouer avec une croissance durable. Pire, celui d'Alexis Tsipras a engagé un bras de fer dangereux avec Berlin et Bruxelles qui ne peut qu'aggraver la situation de la république hellénique.

02 Avril 2014

Hollande, ses pactes, notre enfer

Il y eut d'abord, en octobre 2012, le "pacte de compétitivité" entre l'État et les PME, qui devaient chacun "prendre leurs responsabilités". Ce pacte, avait précisé le chef de l'État, ne "laissera rien de coté". Las ! Il y eut un "pacte de responsabilité" en janvier dernier. Attention, ce pacte reposait sur deux éléments : d'un côté, la simplification et les baisses d'impôts pour les entreprises, de l'autre, des "contreparties". François Hollande avait même théorisé cette subtile articulation peu après : "Les contreparties forment un tout avec le pacte ; elles sont le pacte." Et dimanche dernier, la France émerveillée a appris qu'elle entrait dans un nouveau pacte, "de solidarité" cette fois, qui "correspond" (sic) au pacte de responsabilité.

20 Janvier 2014

Coupes à l'anglaise

Voilà que le président  de la République, insensible aux vertus  de la relance keynésienne, veut «réduire la dépense publique».  C'est dommage, nous étions enfin parvenus l'année dernière, selon l'Index of Economic Freedom, à dépenser davantage que le Danemark. Il ne nous restait plus que le Timor, Kiribati, Cuba, l'Irak, la Micronésie et le Lesotho,  et nous aurions été champions du monde, résultat de quarante ans d'efforts continus… François Hollande marche- t-il sur les traces de Georges Pompidou, seul président de la Ve République à avoir diminué le poids de l'État au cours de son mandat?

16 Janvier 2014

La fausse conversion du Président Hollande

Par Jean-Claude Coutausse pour Le Monde

Il aura fallu 18 mois d’exercice du pouvoir au Président de la République pour découvrir enfin que « l’offre créé la demande ». François Hollande a certes évoqué un certain nombre de mesures qui vont dans le bon sens, comme la baisse de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et  la suppression des 35 milliards de cotisations familiales. Mais elles ne s’attaquent pas au cœur du mal. Le code du travail, les professions réglementées et la sur-taxation du capital restent autant de barrages au développement des entreprises et, par conséquent, au rebond de l’emploi. Les assurances sociales restent des monopoles ruineux qui protègent de moins en moins bien. C’est pourquoi le PLD ne peut soutenir cet assemblage de propositions insuffisantes et sans cohérence. Les Français auront le sentiment d’une grande tromperie lorsqu’ils découvriront très vite le résultat de ces réformes timides. Il est vital pour la France d’aller beaucoup plus loin dans la liberté rendue aux entreprises.

14 Novembre 2013

La commission européenne nivelle par le bas

Barroso à Hollande : Réformez ! D'urgence.  Le Point.fr - Publié le 29/05/2013 à 18:22 - Modifié le 29/05/2013 à 20:05 La Commission européenne a certes accordé un délai à la France, mais au prix de lourdes et urgentes réformes. Deux années cruciales en perspective... Manuel Barroso et François Hollande, le 15 mai. Manuel Barroso et François Hollande, le 15 mai. © Thierry Charlier / AFP

Le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, a attaqué hier l'Allemagne sur son excédent courant supérieur à 6%. Comme ses nouvelles attributions le lui permettent, il a indiqué lancer une procédure pouvant amener une sanction pécuniaire de 0,1% du PIB.

13 Septembre 2013

La bombe à retardement

Pour le think tank GénérationLibre, « la dépense publique est pour la France une vraie bombe à retardement, mais qu’il est tout à fait possible de désamorcer ». En 2013, selon le gouvernement, le niveau des dépenses publiques atteindra 56,9 % du PIB. La moyenne de la zone euro se situe à 49,5 %, 45,3 % en Allemagne. Pour retrouver un taux simplement moyen, la France devrait réduire ses dépenses de 155 milliards d’euros, « un effort colossal, mais comparable en volume à celui que le Royaume-Uni est en train de déployer sur la période 2009-2018 ».

08 Septembre 2013

Compétitivité, qui a parlé….

code de compétitivité

Par André Moguérou, secrétaire national en charge des PME

Gauche et droite ont longtemps vécu dans le déni ou l’ignorance. Aujourd’hui les chiffres se vengent, et on se demande par quel miracle les agences Moody’s et Fitch continuent d’accorder un triple A où un AA+ à la dette française.

Comment peut-on choisir la hausse des impôts plutôt que la réduction des dépenses publiques, le contraire de ce que pourrait conseiller la forte majorité des économistes et entrepreneurs?

Cette hausse effrénée de la ponction publique va finir d'étouffer l’économie française.  Ce qui va avoir comme conséquence moins de recettes en définitive, et on va vite s’en apercevoir.

Le déficit structurel est de 90 milliards d’euros par an, résultat de structures étatiques et territoriales totalement obsolètes. Celles-ci en outre sont dirigées par des élus qui n’ont de cesse de sauvegarder leurs prérogatives au lieu d’avoir le courage politique de restructurer enfin notre pays. Pour la plupart, ils n’ont pas la vision économique et sociale à l'échelle nationale, européenne et internationale qui permettrait à la France de tirer son épingle du jeu dans les flux économiques internationaux.

Arrêtons de disserter et attaquons-nous aux vrais problèmes de nos déficits en supprimant les emplois publics improductifs ou inutiles, les 35 heures, les agences publiques, les niches fiscales, les avantages aux partenaires soit-disant sociaux, les inégalités public-privé, les investissements non-prioritaires des collectivités locales.

02 Septembre 2013

Service de conseil architectural, "du gaspillage selon le PLD 42"

Le Parti libéral démocrate (PLD), représenté dans la Loire par Gilles Gential, dénonce dans un communiqué un « gaspillage d’argent public » et demande le retrait de ce service gratuit de conseil architectural. Pour le PLD 42, « il n’appartient pas à la collectivité de se substituer aux acteurs privés » et le contribuable ligérien n’a pas à « fournir un service aux porteurs de projets immobiliers, qui ne sont par nature pas démunis ».

Lien vers Le Grisou

21 Juin 2013

Pour en finir avec l'ORTF !

Le PLD s'insurge contre l'atteinte aux libertés civiles de la présence en France de médias sous contrôle de l’Etat. La Grèce a fermé, ou du moins réformé, sa télévision publique ERT dont le budget avait explosé du fait d'effectifs pléthoriques et de gabegies diverses. Comme en France, la multiplication de nouveaux médias audiovisuels libres avait fait chuter l’audience. La leçon grecque nous incite à préconiser la vente de France Télévision au secteur libre. D’autant que l’entreprise publique coûte très cher aux Français.

18 Juin 2013

Défaut Croisé

Le dernier rapport de Willem Buiter pour le Centre for Economic Policy Research rappelle quelques vérités aujourd’hui soigneusement mises de côté par les dirigeants des grands pays surendettés, France en tête.

30 Mai 2013

Après la faustérité

Comment sortir la France et l'Europe de l'ornière ? Quels vrais remèdes après la fausse austérité (faustérité) que les politiques imposent à tout sauf à la dépense publique ?

Pour y répondre, Contrepoints vous propose quatre débats exceptionnels le samedi 15 juin à Paris.

30 Mai 2013

Débat le 15 juin : sortons de la "faustérité" pour éviter la faillite

La Commission européenne a publiquement mis le gouvernement français sous pression. Le clientélisme et l’électoralisme ont conduit notre pays à devenir le maillon faible de l’Europe. En plus d'un isolement de plus en plus marqué par ses propositions dépensières et protectionnistes, aucune des réformes jugées nécessaires par nos partenaires n'a été engagée. Les Français le payent au prix fort avec la multiplication des faillites de PME, un taux de chômage élevé et une confiance en berne. Ce n'est certes pas à la Commission de dicter ce que la France doit faire. Mais c'est au gouvernement d'avoir le courage d'affronter la réalité et d'engager les réformes de structure et le recentrage de l'Etat sur ses missions régaliennes.

17 Mai 2013

Pourquoi il faut restructurer notre dette

A une époque, le XVIII e siècle, où le problème de la dette publique émerge en Europe, les pères fondateurs du libéralisme se rejoignent, de Smith à Montesquieu en passant par David Hume, pour prôner un défaut partiel sur la dette souveraine. Leur thèse : mieux vaut renégocier d'emblée avec ses créanciers une dette insoutenable et étouffante pour l'économie que faire porter ce fardeau aux générations futures.

23 Avril 2013

Gaspard Koenig, un "Français libre"

Un spécimen rare vient de faire son apparition dans ce café des Grands Boulevards, à Paris : un jeune libéral français. Avec sa mise soignée, son minois de collégien échappé du Cercle des Poètes Disparus, et son billet d'Eurostar en poche, Gaspard Koenig est une proie facile pour les adeptes du délit de faciès idéologique.

30 Mars 2013

Christian Saint-Etienne, quelle stratégie pour demain ?

La France s'est considérablement affaiblie depuis une quinzaine d'années. La progression du chômage semble hors de contrôle. Le rapport Gallois a contribué à une prise de conscience des racines des problèmes que connaît notre pays. Centré sur les difficultés de l'industrie manufacturière, il n'a pourtant pas fait un diagnostic complet de nos maux. Et les mesures prises par le gouvernement à la suite de ce rapport sont insuffisantes.

Le déficit extérieur ne se réduit pas. Christian Saint-Etienne démonte le mécanisme infernal, à l'oeuvre depuis longtemps, qui explique la profondeur de la crise que nous traversons. Il indique surtout les voies pour vraiment reconstruire notre appareil de production et repenser notre système institutionnel afin de stimuler une vraie création de richesses en France et d'impulser une sortie de crise en Europe.
C'est à cette condition que nous pourrons à la fois croître à nouveau, créer des emplois durables, réduire notre endettement et sauvegarder notre modèle social. Il nous reste peu de temps si nous voulons que la France se rétablisse et réaffirme son modèle, qui peut être à nouveau exemplaire.

20 Mars 2013

Non à la spoliation des épargnants chypriotes

Le PLD s'insurge contre le plan de sauvetage des banques chypriotes qui s'apparente à un véritable holdup. Les déposants censés être protégés en priorité perdront tous 6,75% de leurs comptes bancaires jusqu’à 100.000 €, puis 9,9% au-delà, en échanges d'actions de banques ne valant rien.  En violant le principe de sa propre directive (n°94/19) sur la garantie des dépôts bancaires inférieurs à ce montant, l'Union européenne trahit ses valeurs fondatrices et fait rentrer l'Europe dans une dangereuse zone de non-droit. Ce coup de force promet de contaminer les autres pays en difficulté.

20 Février 2013

L'Etat PS tient sa banque

La Banque Publique d’Investissement a été présentée comme un nouveau soutien au développement des PME dans les régions. Le choix de Ségolène Royal et de Jean-Paul Huchon comme vice-présidents montre le vrai visage de cette nouvelle bureaucratie au service du pouvoir. Sa gouvernance politique ouvre la voie aux conflits d’intérêts, au chantage politique et aux soutiens clientélistes coupés des critères économiques rationnels.

14 Février 2013

Didier Migaud, membre d’honneur du PLD !

Didier Migaud et François Hollande

Sous la pression de deux rapports successifs de la Cour des comptes, le gouvernement a admis, hélas sans surprise, qu'il ne tiendrait pas son engagement de réduction du déficit à 3% du PIB. Persévérance dans la démarche, intégrité dans les propositions : le Parti Libéral Démocrate décerne à Didier Migaud, premier Président de la Cour des comptes, le titre de membre d’honneur.

08 Février 2013

Une Europe des libertés, pas de la dépense publique

Siège de l'UE à Bruxelles

Le PLD soutient le nouveau budget de l’Union Européenne (960 milliards d'€), inférieur de 33 milliards au budget précédent. Cette baisse historique, hélas limitée (-3%), va dans le bon sens. L’UE retrouvera sa dynamique dans la défense intransigeante des libertés individuelles et d'une économie de marché au service de tous.

26 Novembre 2012

Dans l'intérêt de tous, la Grèce doit sortir de l'Euro

Les derniers prêts accordés sont épuisés, et la Grèce demande toujours davantage. Ses finances publiques ne prennent nullement la voie du redressement. Athènes est entrée dans un cercle vicieux : les hausses de taux d'imposition dépriment l'activité, font fuir les entrepreneurs, et au final réduisent les recettes fiscales. La Grèce ne s'est pas suffisamment attaquée à ses vrais problèmes : corruption, fiscalité trop élevée, administration inefficace y compris pour recouvrer les impôts.

15 Septembre 2012

Non à l'Ayrault-port Notre-Dame des Landes

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault tente un passage en force pour détruire l'aéroport de Nantes-Atlantique et le reconstruire bien plus loin du coeur de Nantes. Cette opération estimée à 560 millions (probablement beaucoup plus) vise à récupérer les terrains actuels au profit d’une opération de spéculation immobilière. Si son intérêt économique était réel, elle ne serait pas financée par l’argent public à hauteur de 40 % au bas mot.

18 Septembre 2011

Réduire la dépense publique : une priorité

La France a un besoin vital de réduire ses dépenses publiques. L’approche bureaucratique du non-remplacement d’un départ en retraite sur deux fonctionne mal : l’administration se débrouille pour déplacer ses financements et transférer les créations d’effectifs vers les ‘ODAC’, filiales de l’État non-incluses dans le champ de la RGPP jusqu’à récemment. L’écart de dix points de PIB de dépenses publiques avec nos partenaires le prouve : il existe des marges de manœuvre considérables. Mais pour les atteindre, il faut enclencher des réformes de structure.

18 Septembre 2011

Crise du libéralisme ?

Personne ne peut nier la responsabilité des banques dans les excès des dernières années. Il est d’ailleurs normal que nombre d’entre elles le payent au prix fort : liquidation de Lehman Brothers et Washington Mutual, banques d’affaires rachetées par de grandes banques généralistes. Hélas, l’ampleur du choc va aussi avoir des répercussions sur notre vie à tous. Comment ne pas comprendre la colère du citoyen qui va ainsi subir les erreurs d’un univers qu’il ne connaît pas ? A y regarder de plus près, le premier responsable de cette crise est-il vraiment ce fameux « marché libre » si décrié par Nicolas Sarkozy ? Que penser du rôle des mauvaises interventions publiques et des mauvaises réglementations ? La réponse se trouve dans les faits.

31 Août 2011

Faut-il taxer les riches pour sauver les finances publiques du pays ?

Aucune personnalité politique n'ose évoquer une baisse de la dépense publique pour assainir les comptes de l'Etat. Le renforcement de la pression fiscale fait l'unanimité à l'UMP comme au PS. Chaque ténor de droite comme de gauche espère convaincre son électorat que l'effort portera essentiellement sur les riches, ceux dont les revenus mensuels dépassent le seuil de 4 000 euros, 12 500 euros ou 83 500 euros selon qu'on retient le barème de François Hollande, Pierre Méhaignerie ou Gilles Carrez.

10 Mai 2011

Dépenses publiques : la France, accro à ses déficits

Nos gouvernements se sont tous révélés des drogués des déficits au cours des dernières décennies : c’est simple, le dernier budget en équilibre remonte à 1974. Pour assouvir son vice, un héroïnomane doit voler le prix de sa dose. Pour un élu, il suffit d’emprunter l’argent manquant sur les marchés de capitaux abondants, limitant la montée des impôts à une douleur tolérable. Ce paradis artificiel touche à sa fin. Le coup de semonce des agences de notation, qui ont mis sous surveillance négative les dettes américaines et japonaises, est de mauvais augure pour les prochains exercices budgétaires de notre pays. La menace du défaut de paiement

14 Janvier 2011

Emplois verts : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. En 2009, le gouvernement français a davantage laissé déraper les déficits publics que ses homologues européens. Ce coup dur tombe mal au moment où l'exécutif tente de rassurer les marchés par ses effets d'annonce. Surtout, nos voisins viennent d'annoncer coup sur coup des dizaines de mesures drastiques pour revenir à l'équilibre budgétaire. La réalité économique rattrape les dirigeants européens dont les marchés viennent sanctionner les années de laxisme budgétaire. Si les déficits publics engendraient de la croissance et de l'emploi, la France serait aujourd'hui le pays le plus riche d'Europe. Notre classe politique est la dernière d'Europe à s'obstiner dans ce déni de réalité.

17 Septembre 2010

Les finances publiques boivent la tasse, les Français trinquent

Les annonces récentes de Christine Lagarde et François Baroin nous confirment que la cure d’austérité ne concernera pas tant l’État que le contribuable. Dès la prochaine saison, le coup de rabot sur les niches fiscales rendra à l’impôt sur le revenu toute la nocivité de sa progressivité. En remplacement de cette absurde complexité, qui favorise les foyers fiscaux bien insérés dans la société (politique), le Parti Libéral Démocrate préconise la suppression des 200 niches fiscales, en contrepartie de l’instauration d’une « flat tax » sur le revenu, qui remplacera l’IRPP, la CSG et la CRDS.

13 Juillet 2010

En Europe, pas de prospérité sans baisse de la dépense publique

La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. En 2009, le gouvernement français a davantage laissé déraper les déficits publics que ses homologues européens. Ce coup dur tombe mal au moment où l'exécutif tente de rassurer les marchés par ses effets d'annonce. Surtout, nos voisins viennent d'annoncer coup sur coup des dizaines de mesures drastiques pour revenir à l'équilibre budgétaire. La réalité économique rattrape les dirigeants européens dont les marchés viennent sanctionner les années de laxisme budgétaire. Si les déficits publics engendraient de la croissance et de l'emploi, la France serait aujourd'hui le pays le plus riche d'Europe. Notre classe politique est la dernière d'Europe à s'obstiner dans ce déni de réalité.

23 Juin 2010

Baisser la dépense publique entraine la prospérité

Après des années de laxisme budgétaire de Gordon Brown et des travaillistes, le premier plan de rigueur britannique traduit la volonté des Libéraux Démocrates et des Tories de redresser la situation des finances publiques outre-manche. Trois quarts du plan repose sur une diminution budgétaire, et moins d’un quart sur une hausse de la pression fiscale, qui sera hélas nocive pour la croissance britannique. Parmi les mesures fortes annoncées, le budget des ministères non prioritaires diminuera de 25 %, l’impôt sur les sociétés baissera de 28 à 24 % alors que la TVA montera de 17,5 à 20 %. La France ferait bien de s’inspirer des mesures de baisse des dépenses et de relance de l’économie pour aller plus loin que les mesures timorées annoncées par l’Élysée.

31 Mai 2010

Réforme des retraites : au PS comme à l’UMP, c’est le bal des hypocrites

La crise de la dette accroît l’ampleur du déséquilibre de notre système de retraites. Pour la première fois dans notre histoire, la retraite moyenne est supérieure au salaire moyen dans notre pays. Tenant compte des tendances démographiques, les salariés, qui aujourd’hui payent des cotisations représentant le quart de leur salaire pour financer ces retraites généreuses, devinent qu’eux-mêmes auront beaucoup moins. Les réglages techniques promis par la droite comme par la gauche promettent de mener le système à la ruine et d’appauvrir une grande partie des Français. Pour parer à cette dégradation sociale et financière sans précédent, le Parti Libéral Démocrate rappelle la nécessité de faire des fonds de pension le pilier central de la retraite.

19 Mai 2010

Appel à mobilisation pour sauver l'euro

Devant le Bundestag, Angela Merkel a déclaré l’Union Européenne en danger. En violant les principaux traités européens de concert avec les pays du sud de la zone euro, le gouvernement français est responsable de la dégradation inquiétante de ses relations avec le gouvernement allemand et la BCE. Il espère échapper aux réformes structurelles de son modèle défaillant en tablant sur l'inflation et la hausse des prélèvements obligatoires. Cette politique risque de faire exploser notre monnaie commune. Pourtant, l'Europe a souvent franchi des étapes importantes lors des crises. Nous appelons Nicolas Sarkozy à ne pas manquer cette dernière occasion historique. Il ne reste plus beaucoup de temps pour engager un plan d'urgence concerté avec l'Allemagne et ses partenaires européens plus rigoureux que la Grèce ou l’Italie.

11 Mai 2010

L’Europe a rendez-vous avec Thatcher, mais elle ne le sait pas encore

Le gigantesque plan de sauvetage de l’Europe et du FMI ne va pas apaiser longtemps les marchés financiers. La remise en cause de l’indépendance de la BCE risque même d’amplifier la défiance à l’égard de l’euro. Quoi que nous pensions de nos atouts, la France n’échappera pas durablement à cette spirale correctrice. L’épargne mondiale perd confiance en la capacité du vieux continent à rebondir et à sortir de l’engrenage de la dette. De l’aveu même de Papandreou, l'utilisation des "fonds publics" et "des subventions européennes", "au lieu d'être utilisés pour le développement, ont fréquemment servi à acheter des maisons, des voitures, et à vivre dans le farniente". La crise financière, bien que née aux Etats-Unis, menace dorénavant les illusions européennes.

07 Mai 2010

La crise de la dette publique annoncée par le Parti Libéral Démocrate commence à inquiéter le gouvernement

Depuis 2 ans, le Parti Libéral Démocrate ne cesse de prévenir les Français de la menace de la crise de surendettement des Etats. Nous n'avons pas été suffisamment écoutés jusqu'à l'annonce par François Fillon, le 6 mai, du gel absolu de la dépense publique les trois prochaines années. Le Premier Ministre commence enfin à comprendre le scénario que nous annoncions. Mais sa mesure est très insuffisante pour stopper la dégringolade de l'euro et limiter les conséquences de l'effet domino de la chute des bourses sur notre dette et notre économie. L'incendie s'est étendu à toute l'Europe par contagion, et commence à affecter les Etats-Unis. Les acteurs qui financent les déficits récurrents des Etats de la zone euro attendent un plan de réduction de la dette publique beaucoup plus ambitieux, ainsi que des réformes structurelles libérant notre croissance dans les années à venir.

05 Mars 2010

Grèce : aide-toi, l'Europe t'aidera

En fragilisant l'euro, la crise grecque menace onze ans de construction de notre devise commune. Dans ces difficultés, les Etats membres de l'euro doivent afficher une solidarité sans faille avec la Grèce. Sinon, la défiance des investisseurs viendrait vite saper l'euro en visant successivement l'Espagne, le Portugal et, qui sait un jour, la France. Ce contexte périlleux impose aussi de réaffirmer avec force les principes constitutifs de l'euro, notamment les critères de Maastricht. Seul un discours de grande fermeté est en mesure de rassurer les investisseurs, non seulement sur la dette grecque, mais sur l'ensemble de la zone euro.

05 Avril 2010

L'euro survivra-t-il au laxisme français ?

Nicolas Sarkozy traverse une mauvaise passe. Difficile d’avoir le moral quand on vient de subir une cuisante défaite électorale, qu’on perd le contrôle des déficits publics, et que l’entente de façade de l’Europe est en train de se fissurer. Les députés de la majorité commencent à gronder, conscients du risque que Sarkozy soit battu en 2012 et, surtout, que la gauche prenne alors leur siège. Pour les Français, la désillusion est tout aussi cruelle au terme de ses trois années de pouvoir. Brillamment élu comme réformateur de choc, celui qu’on présentait comme un grand libéral s’est révélé un petit caporal autoritaire et sans vision. Il a multiplié les réformes incohérentes et commis de graves erreurs stratégiques. Seule une catastrophe plongeant la zone euro dans la crise pourrait lui offrir l’opportunité politique d’échapper à la débâcle électorale prévisible.

15 Février 2010

Plus qu'un plan d’aide à la Grèce, nous avons besoin d'une thérapie collective de choc dans la zone euro

En fragilisant l’euro, la crise grecque menace 11 ans de construction de notre devise commune. Le Parti Libéral Démocrate ne souhaite pas que l’Europe se désolidarise de la Grèce, mais s’oppose à toute aide financière tant qu’elle n’aura pas amorcé une politique d’assainissement de ses finances publiques, ni engagé les réformes structurelles indispensables à son redressement. La première mission d'une bonne gouvernance de la zone euro, c’est d’assurer le respect strict des principes fondateurs de l’euro concernant les déficits publics et la dette. Nous en sommes loin. Surtout, une crise beaucoup plus grave se profile derrière ces évènements inquiétants : l’explosion de la bulle des dettes publiques. Après la Grèce, l’Espagne, le Portugal et peut-être un jour la France risquent à leur tour l’insolvabilité pour leur gestion calamiteuse des finances publiques. C’est pourquoi nous devons anticiper sur l’avenir et engager l’Europe dans une thérapie collective de choc : réduction massive des dépenses publiques de ses Etats membres et mise en œuvre des mesures de libération de la croissance. C’est la condition pour préserver notre économie et notre qualité de vie.

28 Janvier 2010

Dette publique : les Français veulent une diminution des dépenses publiques, pas une augmentation de la pression fiscale

La dette publique inquiète désormais 75 % des Français. Ce n’est donc pas un hasard si l’Elysée lance une grande opération de communication en recevant les principaux acteurs publics responsables de l’envolée des déficits. Au Parti Libéral Démocrate, où nous n’avons cessé de dénoncer cette dérive, nous saluons l’initiative. Mais nous nous interrogeons et nous inquiétons sur l’issue de cette réunion qui ne convainc ni sur le fonds, ni sur la forme.

09 Janvier 2010

Vingt ans après la chute du mur, allons au terme de la révolution libérale

L’anniversaire de la chute du mur de Berlin est une fête pour les dizaines de millions de personnes libérées du joug communiste. Le 9 novembre est également une date mémorielle. Elle doit rappeler à tous que la liberté se gagne au prix du sacrifice de femmes et d’hommes luttant pour cet idéal. A l’heure où la crise financière offre à certains l’occasion de remettre en question le système capitaliste, cette date symbolique nous rappelle qu’il n’est pas de vraie liberté politique sans liberté économique, garante de la prospérité.

18 Janvier 2010

Le gouvernement lance un fonds plus spéculatif que souverain

Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d’un fond souverain français doté de 20 milliards d’euros. La France ne dispose hélas pas des ressources adéquates pour le financer. Est-ce bien raisonnable d’endetter une fois de plus les Français pour spéculer à crédit ? L’Etat se considère-t-il plus compétent que les professionnels des marchés financiers pour s’engager dans ce type d’opérations à effet de levier ? En cherchant à ériger ainsi une ligne Maginot pour protéger nos entreprises des prétendus « prédateurs étrangers », le gouvernement fait fausse route et met en péril notre économie. Pour assurer le retour de la croissance et assurer leur développement, nos entreprises ont besoin des capitaux étrangers, des marchés extérieurs et, surtout, de vraies réformes.

18 Janvier 2010

G20 = G2 + grosse bulle

 Le G20 s’est résumé à une négociation en coulisse entre les Etats-Unis et la Chine sur le dollar et la dette américaine. Au final, nous y décelons les signes précurseurs d’une bulle bien plus grave que les subprimes, celle des dettes publiques partiellement financées par la planche à billets. Ces graves déséquilibres mettent en péril la reprise et le retour durable de la confiance. Les Français doivent avoir conscience que la diminution rapide des dépenses publiques devient une priorité vitale pour notre pays et pour l’Europe. Pour favoriser la reprise, il nous faut reprendre les réformes structurelles préconisées bien avant la crise en vue de libérer les talents de notre pays, à l’école comme dans l’entreprise.

18 Janvier 2010

Les collectivités locales doivent aussi se réformer

La crise frappe durement ceux qui ont trop vécu à crédit. C’est le cas des collectivités locales qui ont augmenté leurs dépenses de 30 % ces dix dernières années. Les Français vont bientôt en payer la facture avec les fortes hausses de taxes locales qui les attendent. Soyons réalistes, les collectivités territoriales ne rompront pas avec la tentation de dépenser au-delà de leurs moyens sans réforme de leur structure. En marquant une volonté de simplification du « mille-feuille » administratif, le rapport Balladur va dans le bon sens. Mais il reste bien trop modeste, et il ne résistera pas à l’édulcoration probable par les parlementaires. Il est nécessaire d’aller plus loin en supprimant au moins l’un des six niveaux de collectivités locales, en confiant au secteur privé des compétences qu’il peut très bien assurer et en consacrant l’autonomie fiscale de chaque échelon.

10 Janvier 2010

Plan de relance : la grande illusion

L’impact de l’action publique est positif lorsqu’elle agit sur les bons leviers. Or, un « plan de relance » consiste à transférer à l’Etat la capacité d’investissement et le pouvoir d’achat des autres acteurs économiques. Après 34 années de déficits publics ininterrompus, les Français ne sont plus dupes et ne réagissent plus à ces déplacements temporaires. En revanche, ils savent que la dette ne cesse de grossir, qu’elle coûte de plus en plus cher et qu’elle n’intègre pas les engagements considérables de retraite. Un plan de relance constitue donc surtout un prétexte pour éviter de baisser la dépense publique et pour échapper à nouveau aux critères de Maastricht.

12 Janvier 2010

Grand emprunt, une coûteuse erreur

La commission Juppé-Rocard devra définir les champs d’application du futur grand emprunt d’Etat. Sans même revenir sur l’incohérence de la méthode – choisir d’emprunter avant même de savoir pourquoi, combien ou comment – le Parti Libéral Démocrate doute de l’utilité de recourir une fois de plus à la dépense publique et à l’endettement. Est-il judicieux d’alourdir la dette alors qu’elle menace d’approcher, selon le FMI, 100 % du PIB d’ici 5 ans ? Enfin, le mauvais bilan du planisme d’Etat des dernières décennies doit nous inciter à la prudence.