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Jour de libération fiscale

Publié le 28/09/2009

Historique : naissance du concept

Le jour de libération fiscale est un concept a été développé de façon formelle par l’homme d’affaires américain Dallas Hostetler en 1948. Depuis 1971, ce concept est repris par une fondation indépendante, la Tax Foundation, qui calcule chaque année la date du jour de libération fiscale (tax freedom day). Des campagnes d’information sont ensuite mise en place afin d’alerter l’opinion publique du coût des dépenses publique et de faire prendre conscience à chacun du poids de l’Etat sur les individus.

En France, le concept a été importé il y a dix ans par l’association Contribuables associés. Chaque année, l’association calcule le jour de libération fiscal en divisant le PIB par le montant des dépenses publiques. On applique ensuite ce ration au nombre de jours contenus dans une année afin d’avoir un indicateur plus « parlant ». Les sources statistiques permettant ce calcul sont tirées des publications de l’OCDE. Pour l’année 2009, le jour de libération fiscal tombe donc un 15 juillet.

Le parti libéral démocrate s’empare à son tour du concept et ajoute sa voix à celle de l’association Contribuables associés pour faire prendre conscience à tous que notre pays a atteint un niveau de dépenses publiques insoutenable à terme, qui risque de plonger la France dans une faillite noire !

 

Relation entre dépense publique et croissance économique

Dépenses Publiques et Croissance du PIB - OCDE

A l’instar de l’économiste Arthur Laffer, les libéraux pensent qu’un niveau de taxation trop élevé décourage l’effort et l’investissement et contribue à un ralentissement de la croissance économique. Des études montrent d’ailleurs, de façon empirique, que l’on observe un lien entre croissance du PIB et niveau de dépenses publiques. Ainsi, plus les dépenses publiques d’un pays sont élevées et plus la croissance est faible   (voir graphique).

En France, les dépenses publiques représentent en 2009 environ 53,2 % du PIB, rapportées au nombre de jours dans l’année, ceci représente pas moins de 195 journées de travail du contribuable moyen, contre 154 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE.   In fine, les Français passent donc un mois et demi de plus à travailler pour couvrir les dépenses de l’Etat que leurs homologues.

Si l’on s’en tient seulement aux prélèvements obligatoires qui devraient représenter 43,3 % du PIB en 2009, on peut donc considérer que chaque Français travaille en moyenne 158 jours pour l’Etat.

La différence est couverte par le déficit, qu’il faudra rembourser plus tard, par d’autres prélèvements. Malheureusement, l’évolution des prélèvements obligatoires sur les dernières décennies (voir graphique) semble prouver que notre pays a atteint un niveau plafonds. D’autres études viennent conforter cette impression , et il faut bien constater que nos dirigeants, s’ils ne réforment pas en profondeur la société française, risquent de mettre l’ensemble de l’économie en faillite.

 

Questions/Réponses sur le jour de libération fiscale


Cette dépense publique n’est-elle pas utile en finançant nos services publics ?
Faux. Par leurs prélèvements obligatoires, les Français sont contraints de financer des monopoles de moins en moins satisfaisants. Bureaucratie étouffante, rigidités statutaires, absence de remise en question expliquent cette baisse de qualité des services publics. S’ils se sont longtemps sentis rassurés par ces services publics présents dans tous les domaines de leur vie courante, les Français sont aujourd’hui conscients qu’il existe d’autres solutions bien plus performantes. L’exemple de l’école montre une augmentation constante des familles pour aller dans le privé, ainsi qu’une explosion au recours complémentaires aux organismes privés de complément scolaire. La comparaison entre hôpitaux publics et cliniques est sans appel. Mais le moindre changement rencontre systématiquement des blocages corporatistes ou, dans le cas des collectivités locales, des blocages de la classe politique qui rendent toute modernisation particulièrement difficile.

Et la redistribution ? L’impôt sert aussi à cela, non ?
Oui, en théorie. Mais la France est l’un des pays redistribuant le moins bien la richesse. En effet, l’Etat étend sa main sur tous les secteurs de l’économie et la redistribution ne se fait donc pas seulement des plus riches vers les plus démunis. En effet, les retraites, l’éducation, la santé sont des services publics financés par la redistribution et sont utilisés par tous. Ainsi, malgré un niveau de prélèvement très important le modèle social redistribue mal l’argent vers les plus démunis. Le dernier rapport de l’OCDE sur les inégalités (Croissance et inégalités. 2008. OCDE) démontre que la part des transferts publics allant aux plus démunis n’est que de 16 %, contre 24 % aux Etats-Unis, 27 % en Norvège, 34 % en Nouvelle Zélande ou 42 % en Australie. Pour résumer, en France, on prélève beaucoup, mais on redistribue à tout le monde alors que dans d’autres pays, on prélève moins mais la redistribution est ciblée sur les plus faibles.

Comment les Français pourraient-ils en avoir pour leur argent ?
A défaut de pouvoir transformer radicalement les services publics et l’Etat, la réforme passe par leur ouverture à la concurrence (transports en commun, écoles et universités, poste, etc.) et par la délégation au secteur privé du maximum de tâches possibles dans les administrations publiques. L’alignement du statut de fonctionnaire sur les contrats de droit privé permettrait enfin la mobilité sociale et le renouvellement des talents en leur sein. Quasiment tous les pays d’Europe ont entrepris ces réformes dés les années 80. Avec un minimum de courage politique, la France peut rejoindre le peloton de tête dans ce domaine. C’est avec la liberté de choix entre des prestataires en concurrence que les Français en auront pour leur argent.


Avec la dette qui s’accroît, faudra-t-il augmenter les impôts ?
Non. Les recettes fiscales augmentent surtout lorsque la croissance est forte. Monter la fiscalité au niveau déjà très élevé où elle se trouve ne ferait que prolonger le marasme économique où nous nous trouvons. Cela aboutirait à une diminution des prélèvements obligatoires, donc à une hausse encore aggravée de la dette publique. C’est ce qu’a montré le prix Nobel d’économie Arthur Laffer : un niveau de taxation trop élevé décourage l’effort et l’investissement, contribuant ainsi à un ralentissement de la croissance économique.

 

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