Logement pour tous

Il ne peut exister de « droit au logement » sans un vrai « marché du logement ».

En délimitant le foncier constructible de manière arbitraire, la loi SRU fige l’aménagement du territoire. Elle contribue directement à la pénurie de logements, et donc à l'augmentation des prix. Pour détendre ce marché et revenir à des prix raisonnables, assouplissons les réglementations régissant le foncier constructible et les normes de constructions. Une telle libéralisation peut parfaitement être respectueuse de l'environnement, comme nous le prouve l'exemple allemand.

Le logement social, c’est un logement sur cinq en France. Malgré ce taux, la pénurie y est constante. D’abord, l'attribution de ce type de logement subventionné est source de nombreux passe-droits. Ensuite, ils sont occupés sans limite de temps par leurs locataires, même lorsque leurs revenus augmentent. Résultat, le logement social ne remplit plus sa mission initiale car de nombreuses familles modestes s'en retrouvent exclues. L’accent doit être mis sur l'accession à la propriété et sur le retour à un bon fonctionnement du marché locatif privé.

La surprotection des locataires au détriment des propriétaires bailleurs nuit aux premiers comme aux seconds. Supportant un risque élevé en cas de défaut de paiement, les propriétaires exigent des garanties décourageantes de la part des locataires. Ils retirent même parfois leur bien de la location, augmentant la pénurie de logements. Protégeons enfin les droits essentiels de la propriété privée, notamment vis-à-vis des mauvais payeurs. Ce n'est pas manquer de coeur que de vouloir expulser un mauvais payeur, c'est rendre service aux milliers de familles honnêtes qui ne trouvent plus de logement correct.

Le système actuel est riche en aides inefficaces alors que dans le même temps, le logement est surtaxé. Nous proposons de tout remplacer par une seul aide : un chèque logement destiné aux familles pauvres. Ce système serait moins cher que le fatras actuel et viendrait remplacer toutes les autres subventions au public comme au privé. Il permettrait enfin de réduire les taxes pesant sur le logement : suppression de l'ISF, qui frappe d'abord les patrimoines immobiliers, ainsi que des droits de mutation, qui frappent durement l'accession à la propriété.

Soigner son bien, c’est valorisant, altérer celui des autres est dégradant.

Tags: 

Les autres articles

15 Mars 2014

La propriété, c'est le vol, Madame Duflot ?

Aujourd'hui, plus de soixante départements ont choisi, comme le leur permettait la dernière loi de finances, d'augmenter les droits de mutation qu'ils prélèvent sur les transactions immobilières, ce qui ne pourra que décourager encore davantage les éventuels acheteurs. Cette mesure est assez cohérente avec le vote récent de la loi Alur sur l'encadrement des loyers (sans parler de l'idée, qui a circulé, de faire payer aux propriétaires une taxe sur leurs «loyers fictifs»): le Gouvernement se méfie des propriétaires ou de ceux qui voudraient le devenir. Il nous prépare une France de locataires - et de fait, notre pays est aujourd'hui l'un des ceux en Europe où la proportion de propriétaires est la plus faible (63 %, contre 71 % en moyenne pour l'Union Européenne).

14 Septembre 2013

ALUR, ultra-encadrement du logement promis à un échec

Le projet de loi ALUR de la Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement Cécile Duflot constitue une véritable gifle aux propriétaires bailleurs et aux professionnels du logement. Les propriétaires de biens de bonne qualité sont déjà souvent réticents à louer leurs biens à cause des rendements locatifs trop faibles. Le blocage des loyers 20% au dessus d'une norme établie par le pouvoir politique les incitera encore davantage à retirer leur logements du marché locatif. La moindre concurrence qui en résultera récompensera les offreurs de logement mal entretenus, qui pourront ainsi... se rapprocher de la médiane gouvernementale, au détriment des familles en recherche de logement.

04 Septembre 2013

Réduction de 25% sur les plus-values immobilières : un simple coup de com

Les propriétaires de résidence secondaire ou de biens locatifs ont la chance exceptionnelle de bénéficier de la première baisse d'impôt du gouvernement Ayrault. La taxe sur leur plus-value sera réduite de 25% s'ils vendent avant fin avril 2014. Joli coup de comm' au moment où le ras-le-bol fiscal prend des proportions inquiétantes. Cet effet d'annonce suffira-t-il ? Cette mesurette n'a hélas aucune chance de débloquer le marché immobilier, c'est-à-dire d'augmenter l'offre de logements pour les acheteurs et locataires. Au contraire, ce bricolage fiscal dissimule de beaux écueils.

19 Juillet 2013

Nouvelles taxes sur le logement: le gouvernement en pleine folie économique

Plus d'un tiers des conseils généraux sont incapables de boucler leur budget en respectant les normes d'équilibre en vigueur. Qu'à cela ne tienne : le gouvernement, parant au plus pressé, sans le moindre souci de cohérence économique, décide d'augmenter de 0,7 point (+18%) les droits de mutation sur les transactions immobilières dont les départements sont les bénéficiaires, portant la charge totale à environ 7,7%.

02 Juillet 2013

Logement : à toute "ALUR" dans le mur

Le projet de loi ALUR de Cécile Duflot prétend renforcer la protection des locataires par des réglementations encore plus pénalisantes pour les propriétaires et les intermédiaires. Les mesures proposées risquent d’avoir un impact négatif sur les loyers qui sont déjà parmi les plus élevés au monde, en particulier à Paris. Ne doutons pas que les nouveaux dysfonctionnements qui découleront de ces mesures appelleront de nouvelles contraintes dans cette spirale de l’arbitraire bureaucratique. Le PLD appelle au contraire à libérer le marché locatif pour parvenir à vraie fluidité, en respectant équitablement les droits des locataires ET des propriétaires.

31 Octobre 2012

Réquisition des logements vacants : pourquoi la proposition de Cécile Duflot est dangereuse

La ministre du Logement Cécile Duflot n'a pas exclu de réquisitionner des logements vacants pour accueillir sans-abris et mal-logés. La mesure semble populaire dans l’opinion et auprès des associations impliquées dans ce domaine.

Hélas pour la ministre, on ne juge pas une politique à ses intentions mais à ses résultats, et ceux d’une réquisition autoritaire seraient à moyen terme désastreux.

26 Septembre 2012

Supprimer le logement social contre la crise ?

Les députés ont adopté le relèvement de 20 à 25% du taux obligatoire de logements sociaux dans les communes des territoires SRU. Quant aux effets pervers des HLM, ils sont complètement occultés.

Tout gouvernement se doit d’afficher de généreux objectifs en matière de construction de logement sociaux. Madame Duflot a annoncé qu’elle allait renforcer la proportion exigible de HLM au titre de la loi SRU, sous peine d’amendes surmultipliées pour les communes fautives. L’Etat Jacobin entend ainsi interdire à des élus locaux d’envisager d’autres solutions que la construction sociale pour résoudre la crise du logement. Après 50 ans d’échecs en la matière, le pays compte plus de 700 000 personnes sans domicile et 3 000 000 de personnes en logement insalubre. Ne serait-il pas temps de se demander si le logement social, au lieu d’être la solution, ne serait pas une grande partie du problème ?

05 Septembre 2012

La politique du logement du gouvernement entretient la pénurie

Renforcement du blocage des loyers, augmentation des quotas de construction sociale fixés par la loi SRU et, enfin, annonce de la création d'une nouvelle niche fiscale sur le logement pour remplacer le "Sellier". Les premières annonces du gouvernement en matière de logement ne sont qu'une continuation entêtée des recettes appliquées depuis plus de 20 ans, et qui ont prouvé leur incapacité à résoudre la crise du logement dans le pays aux 700 000 SDF et 3 millions de logés précaires.

09 Avril 2010

Expropriations et destructions, mauvaise réponse de l’Etat à la détresse des sinistrés de la tempête Xinthia

L'état va raser en Vendée plus de 900 maisons (1.393 avec la Charente-Maritime) dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. Le Parti Libéral Démocrate et Alternative Libérale protestent contre cette intrusion brutale du gouvernement dans la propriété de ces centaines de familles. D’autant que ces expulsions sont décidées dans l’urgence, l’approximation et l’improvisation.