09 Avril 2010

Expropriations et destructions, mauvaise réponse de l’Etat à la détresse des sinistrés de la tempête Xinthia

L'état va raser en Vendée plus de 900 maisons (1.393 avec la Charente-Maritime) dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. Le Parti Libéral Démocrate et Alternative Libérale protestent contre cette intrusion brutale du gouvernement dans la propriété de ces centaines de familles. D’autant que ces expulsions sont décidées dans l’urgence, l’approximation et l’improvisation.

Si le gouvernement italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 20% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. L'humanité a toujours su se développer en contrôlant et en domptant les risques que la nature lui faisait courir. Interdire systématiquement toute construction en zone à risque n’est ni raisonnable ni justifié. D’autant que cette décision est prise dans l’urgence, l’approximation et l’improvisation.

Chaque habitation est exposée à des risques, y compris l'Élysée situé à proximité de la Seine et qui n'a pourtant pas été rasé 6 mois après la crue de 1911. Pour que les risques soient correctement maîtrisés, il faut que les premiers concernés, les propriétaires, soient informés et responsabilisés. La mission de l’Etat, c’est de garantir la mise à disposition de la meilleure information possible sur l'exposition aux risques majeurs de chaque terrain. Aujourd'hui, ces informations existent dans ses administrations, mais leur diffusion partielle n'est pas satisfaisante.

L’arbitraire règne en matière de réglementation des zones constructibles. Face à l’administration, assureurs et propriétaires sont incapables de connaître les risques qu’ils encourent. Nous affirmons au contraire que ce n’est pas à la puissance publique, mais à chacun d’entre nous de choisir en connaissance de cause le niveau de risque auquel il s‘expose, et d’en assumer le coût éventuel au travers de primes d’assurances adaptées et du financement du renforcement des ouvrages de protection. Opposés à l'expulsion inadmissible de ces familles, nous proposons une liberté de choix fondée sur l’accès à l’information et la mise en place de véritables systèmes d'assurances individuelles contre les risques de cette nature.