25 Janvier 2010

Affaire du ClimateGate, ouvrons enfin le débat

A la veille du sommet de Copenhague dédié au climat, un scandale vient ouvrir le débat sur les fondements scientifiques de la thèse du réchauffement climatique par l’activité humaine. Les politiques environnementales ont depuis trop longtemps été monopolisées par un discours écologiste radical pas toujours fondé sur des analyses sérieuses et vérifiables. Avant d’accepter que le gouvernement s’engage davantage sur la voie de la décroissance par de nouvelles taxes et par de nouvelles normes lourdement contraignantes, les citoyens ont droit à un vrai débat ouvert pour juger de l’opportunité d’une telle politique.

L’affaire dite du « ClimateGate » nous révèle que derrière un discours culpabilisateur, les scientifiques à l’origine de la thèse du réchauffement par l’homme semblent avoir adopté une méthodologie hautement contestable. En outre, les emails révélés - s'ils sont authentiques - montrent une politique systématique d'éviction de voix discordantes dans la communauté scientifique, peu compatible avec une approche scientifique saine. Face à ces révélations troublantes, nous sommes en droit de leur demander des comptes et l'ouverture d'une véritable enquête scientifique sur la réalité de la théorie du réchauffement climatique par l’homme, et sur la nécessité des mesures qui sont prises sur le fondement de cette théorie.

Il est désormais temps que l'action politique tienne compte des nombreux scientifiques qui contestent depuis plusieurs années les modèles et les sources des partisans de la l’origine anthropomorphique du réchauffement climatique. L’action politique subit l’influence excessive du discours sans nuances de porte-parole médiatiques qui, sans aucune connaissance scientifique, se sont saisis du sujet pour prétendre « sauver la planète » d’un mal encore à définir.

C’est pourquoi le parti libéral démocrate juge inadaptées les mesures de décroissance envisagées. Nous demandons de mettre en suspens la taxe carbone qui aura nécessairement un impact négatif sur notre économie alors que ses avantages environnementaux escomptés sont désormais privés de fondement.