07 Février 2013

Le PLD demande la suppression du CSA

Le PLD considère que l’existence de cette institution d’un autre âge ne se justifie pas. D’autant que sa suppression permettrait une économie annuelle de 39 millions € sur les dépenses publiques.

François Hollande a choisi Olivier Schramek, haut fonctionnaire, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, pour diriger le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA).

Comme son ancêtre l’ORTF, le CSA reste donc un organe de contrôle des médias, et occasionnellement de censure, au service du pouvoir.

Cette volonté de contrôle est autant contraire au principe de liberté des médias, qu’obsolète face à la multiplication des canaux et des chaînes, et à la part croissante d’Internet dans l’information et le débat.

Cet organe n’est pas anodin pour les finances publiques. Le décret du 2 février 2013, en confirmant celui de 2008, augmente les indemnités du président du CSA de 82%, de 55.307 € à 100.500 €. Indemnités auxquelles s’ajoutent un salaire fixe de 83.000 €, pour un total annuel de 183.500 € (hors avantages annexes : voiture avec chauffeur…). Chacun des huit autres conseillers gagne 133.265 € par an, ainsi que pendant l'année sabbatique qui suit son départ s'il vient du privé.