Retraites à la carte

Le système actuel de retraites est aussi déséquilibré qu'injuste. Nous proposons un Big Bang pérénisant l'équilibre intergénérationnel, et offrant une vraie retraite à la carte à tous. Nous proposons un modèle de cotisations à deux étages : une retraite à points, et une épargne individuelle. C'est aussi l'occasion de fusionner la multitude de régimes de retraites différents, et de supprimer toute limitation de la perception simultanée d'une pension ou d'un revenu d'activité.

Toute contribution doit se traduire par l’obtention de points de retraite, dans le respect du principe : « à contributions égales, droits égaux ». Aux personnes qui n’ont pas obtenu suffisamment de droits contributifs pour vivre décemment durant leur vieillesse, la République attribuera les secours requis pour échapper à la grande pauvreté. La retraite à points doit reposer sur la neutralité actuarielle, de telle façon que chacun puisse prendre sa retraite comme il l’entend, à condition que cela ne conduise pas à faire supporter par autrui le coût pécuniaire de ses choix.

L'étage d'épargne individuelle, plafonné à une fois le montant de la retraite à points en déduction du revenu imposable, consiste à fusionner PEA, Assurance Vie, PERP et PERCO en un contrat unique excluant tout effet de levier, échappant à tout impôt et contribution sociale tant que les fonds sont bloqués et réinvestis. Au moment de la retraite, les fonds peuvent être versés en capital ou en rente.

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Les autres articles

20 Février 2015

Aurélien Véron : «Le monopole de la Sécu n'est pas responsabilisant»

Décideurs. Les dépenses publiques ont atteint 57 % du PIB en 2012. Que doit-on en penser ?
Aurélien Véron.
La retraite et l’assurance maladie sont les clés de voûte de l’État providence à la française. Un modèle financièrement condamné, comme l’annoncent rapports et livres blancs depuis plusieurs décennies. Il me semble clairement à la fois inefficace et injuste à bien des titres. En outre, le coût de la protection sociale, près d’un tiers de notre PIB dans son ensemble, m’apparaît excessif.

05 Mai 2014

Europe 1 : êtes-vous prêts à travailler jusqu'à 70 ans comme les Australiens ?

Le gouvernement conservateur australien souhaite repousser à 70 ans l'âge légal de départ à la retraite d'ici à 2035.Toutes les personnes nées après 1965 seront touchées par cette mesure.
Objectif affiché : réduire le déficit de l’état et « prévenir une crise budgétaire ».

Depuis 1908 en Australie, les hommes peuvent faire valoir leurs droits à la retraite à partir de 65 ans, les femmes à partir de 60ans. Au cours des 30 prochaines années, le nombre d'Australiens de plus de 65 ans va doubler et celui de plus de 85 ans tripler. Le précédent gouvernement australien, de gauche, avait déjà relevé l’âge de la retraite de 65 à 67 ans

29 Août 2013

LA NON-RÉFORME DES RETRAITES NE RÈGLE RIEN

Un balayage de poussière sous le tapis en règle !
L'ajustement comptable annoncé par Jean-Marc Ayrault ne touche pas les régimes spéciaux ni les retraités au traitement avantageux (CSG plus faible, déduction fiscale de "frais professionnels"). Il avantage également la fonction publique au détriment du privé. Il ajoute 8 milliards d'euros de charges aux entreprises, ce qui pèsera vite sur l'emploi et creusera encore davantage les déficits sociaux. L'évaluation de la pénibilité promet d'ajouter aux employeurs une couche de complexité bureaucratique, et d'encourager les surenchères catégorielles pour en étendre le bénéfice. Les déficits initialement prévus (25 Md€ prévus en 2020) sont loin d’être résorbés, l’équilibre annoncé ne concernant que les régimes de base hors régimes spéciaux..
06 Juin 2013

Premier axe d’une réforme des retraites : l’équité

Le PLD appelle à l’unification des 35 régimes de retraite actuels en un système identique pour tous. Il n’est plus acceptable que les retraites de la fonction publique soient calculées sur les 6 derniers mois (les meilleurs) de salaire contre les 25 meilleures années dans le privé, ni que l’indexation des retraites soit plus généreuse dans le public que dans le privé. Cette confusion engendre une opacité préjudiciable au retour de la confiance, et elle coûte cher, l'estimation oscille entre 10 et 15 milliards d’euros. La réforme que nous préconisons est juste, car elle met tout le monde à pied d’égalité, salariés du privé, fonctionnaires dont les primes seront prises en compte, élus : à cotisations égales, retraite égale.

15 Mars 2013

Les propositions du PLD pour sauver le système des retraites

Le président de la République veut réformer les retraites. Les premières annonces manquent singulièrement d'originalité et d'ambition. L'habituelle baisse des pensions accompagnée d'une hausse des cotisations et de l’âge de départ autoritairement fixé par l’état repousserait de quelques années la faillite annoncée de la répartition actuelle, sans en corriger les injustices. Le PLD propose de sauver financièrement les retraites des assurés en leur offrant un plus grand contrôle sur celles-ci.

20 Novembre 2010

Retraites : les étudiants entrent dans la danse

VOILA LES RENFORTS dont les syndicats avaient besoin et que l'exécutif redoutait.  Après plusieurs mois d'atonie et de silence, les étudiants (et les lycéens) ont décidé de se lancer eux-aussi dans la bataille contre la réforme des retraites. Comme en 2006 où ils avaient fini par obtenir la peau du Contrat première embauche (CPE), ils savent que leur engagement peut être décisif. Leur capacité de mobilisation - plusieurs centaines de milliers de jeunes tout de même - est on ne peut plus importante. Et surtout leur résistance, sans limite. D'où les craintes légitimes du gouvernement de les voir entrer maintenant dans la danse, au moment où le projet de loi va commencer à être examiné au Sénat...

05 Septembre 2010

Réforme des retraites : le PLD dénonce une grève d’intimidation de plus et lance une campagne d'affichage pour la capitalisation

Le 7 septembre, notre quarteron habituel de syndicats affirme une fois de plus son pouvoir de nuisance dans la rue, passant outre la légitimité démocratique des élus. À nouveau, les Français se retrouvent victimes, paralysés dans leur vie quotidienne par des grèves à motif politique. Sans propositions nouvelles depuis 30 ans, ces syndicats prônent l’annulation pure et simple des quelques mesures utiles du gouvernement et exigent le maintien de la retraite à 60 ans, l’augmentation du nombre de fonctionnaires, des augmentations de salaires dans la fonction publique déjà favorisée,… Le Parti Libéral Démocrate dénonce cette politique de l’intimidation par des syndicats politisés. Si la réforme des retraites proposée par le gouvernement est loin d’être à la hauteur des enjeux de financement des retraites, elle a le mérite d’atténuer l’ampleur de la catastrophe à venir et ne peut souffrir de report.

16 Juin 2010

Réforme des retraites : une rustine pour tenir jusqu'en 2012

Nous attendions un projet ambitieux et rénovateur. Hélas, l’introduction d’un deuxième pilier dans le système de retraite sous la forme de fonds de pension n’est pas prévue. Pas plus que ne l'est la fusion des innombrables régimes de retraite, profonde source d’iniquité et casse-tête pour les multi-pensionnés. Nous n’aurons droit qu’à un bricolage de plus, incapable de stopper l’effondrement annoncé par le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) de notre système par répartition.

04 Juin 2010

Mettons fin à l’injustice des régimes spéciaux : à cotisation égale, retraite égale

A défaut d’espérer l’introduction d’une part majoritaire de capitalisation comme le souhaite le Parti Libéral Démocrate, nous attendons du gouvernement une réforme ambitieuse de la répartition. Conscients de la menace qui pèse sur leur retraite, nous estimons les Français prêts à contribuer collectivement à l’effort s’il est juste. C’est pourquoi il est nécessaire d’harmoniser les systèmes de retraite par répartition actuels, et de tous les aligner sur les mêmes règles. L’obstacle principal, ce sont nos corporatismes et ceux qui les défendent : les centrales syndicales au service d’intérêts catégoriels.

31 Mai 2010

Réforme des retraites : au PS comme à l’UMP, c’est le bal des hypocrites

La crise de la dette accroît l’ampleur du déséquilibre de notre système de retraites. Pour la première fois dans notre histoire, la retraite moyenne est supérieure au salaire moyen dans notre pays. Tenant compte des tendances démographiques, les salariés, qui aujourd’hui payent des cotisations représentant le quart de leur salaire pour financer ces retraites généreuses, devinent qu’eux-mêmes auront beaucoup moins. Les réglages techniques promis par la droite comme par la gauche promettent de mener le système à la ruine et d’appauvrir une grande partie des Français. Pour parer à cette dégradation sociale et financière sans précédent, le Parti Libéral Démocrate rappelle la nécessité de faire des fonds de pension le pilier central de la retraite.

23 Avril 2010

Quelles retraites voulons-nous demain ?

Les conclusions alarmantes du Conseil d'orientation des retraites confirment le diagnostic établi il y a vingt ans par Michel Rocard dans son "Livre blanc". Notre système de retraite est en train de s'effondrer sous les yeux de notre classe politique tétanisée. Comme il l'avait aussi prédit, le sujet est une poudrière qui a déjà fait sauter un gouvernement. Déjà fragilisée par un niveau excessif d'endettement public, la France aura du mal à résister à l'ardoise supplémentaire de 2 600 milliards d'euros, déficit cumulé estimé des retraites d'ici 2050. Plutôt qu'un rabibochage de notre système de répartition avec des bouts de ficelle, nous devons avoir l'ambition de refonder notre modèle social. La Suède, l'Australie, la Suisse et bien d'autres pays ont fait le choix de sauver leur système de retraite en recourant à l'épargne retraite individuelle. Pourquoi ne pas élargir le débat et envisager à notre tour ces solutions qui ont fait leurs preuves ?

13 Avril 2010

Retraites : non aux impôts supplémentaires, oui aux fonds de pension

Le débat sur la réforme des retraites risque d’être confisqué par les partenaires habituels. D’un côté, les syndicats qui ne représentent plus grand monde, surtout parmi les salariés du privé, chercheront à bloquer toute réforme. De l’autre, le gouvernement agira arbitrairement sur les leviers habituels : augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour un départ à la retraite à taux plein, hausse supplémentaire des cotisations sociales et diminution des prestations. Le Parti Libéral Démocrate s'oppose à toute charge supplémentaire visant à colmater un système par répartition au bord de l’effondrement. Nous demandons qu’on rende aux Français leurs cotisations vieillesse aujourd’hui confisquées, ainsi que leur liberté de choisir l’âge de départ à la retraite qui leur convient le mieux. Laissons-les aussi constituer un capital pour leurs vieux jours et, le cas échéant, pour leurs héritiers.