Constitution

19 Juin 2012

Comment la Vème République a tué la démocratie française

L’enseignement majeur des élections récentes a été benoîtement ignoré, ou cyniquement occulté, par l’ensemble des commentateurs. A savoir que, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, les deux grands partis de gouvernement ne sont plus majoritaires. C’est pourtant mathématique : le PS et l’UMP (et apparentés) n’ont remporté qu’une vingtaine de millions de suffrages au premier tour de la présidentielle comme au premier tour des législatives, sur 46 millions d’électeurs. Ce rejet massif du duopole PS/UMP confirme dans les urnes la dernière étude du « baromètre de la confiance en politique », selon laquelle 52% des Français n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays (Cevipof, octobre 2011). C’est donc clair : moins d’un Français sur deux souhaite que les deux partis qui, à travers leurs avatars successifs, gouvernent la France depuis plus d’un demi-siècle, continuent à le faire. D’où le vote FN, d’où l’abstention, d’où le sentiment général de confusion, entre dissidences, « ni-ni » et procès en légitimité.

16 Février 2016

Un Etat défaillant qui fragilise nos libertés

(Publié par La Tribune) Etat d'urgence, loi renseignement, déchéance de la nationalité, le gouvernement non seulement fait preuve d'inefficacité mais surtout affaiblit la garantie de nos libertés.
Par Aurelien Véron, président du Parti Libéral Démocrate

Le pouvoir sabote peu à peu l'Etat de droit garant de nos libertés et de notre sécurité juridique et physique. Il profite de la passivité, voire de la complicité de l'opposition. Je ne peux me résigner à cette dérive sécuritaire.

09 Février 2016

Voter sur notre Constitution ? Désolé, j'ai piscine

Le Parti Libéral démocrate dénonce l'insertion de l'état d'urgence dans la Constitution. D'une part, la loi de 1955 permet déjà, nous l'avons vu après les émeutes de 2005. D'autre part, parce qu'inscrire dans la Constitution une procédure permettant à l'exécutif de violer le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs en dit long sur la valeur que le législateur donne à cette même Constitution. Lors du vote, les éléments de langage du gouvernement ne se sont pas heurtés à des arguments juridiques ou politiques dignes de ce nom dans une Assemblée Nationale inconsistante.

06 Septembre 2013

Les réjouissances du peuple`

Dans la torpeur de l’été, un événement d’importance pourtant non négligeable, qui en réjouira certains et en révoltera d’autres, est passé étrangement inaperçu : la France est redevenue une monarchie.

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