Crise

26 Novembre 2012

Dans l'intérêt de tous, la Grèce doit sortir de l'Euro

Les derniers prêts accordés sont épuisés, et la Grèce demande toujours davantage. Ses finances publiques ne prennent nullement la voie du redressement. Athènes est entrée dans un cercle vicieux : les hausses de taux d'imposition dépriment l'activité, font fuir les entrepreneurs, et au final réduisent les recettes fiscales. La Grèce ne s'est pas suffisamment attaquée à ses vrais problèmes : corruption, fiscalité trop élevée, administration inefficace y compris pour recouvrer les impôts.

31 Mai 2012

Le Parti Libéral Démocrate se félicite de voir mis en œuvre ses recommandations en matière de faillite bancaire par la Commission européenne

Le 6 juin les membres de l’Union européenne auront entre les mains un projet de règlementation européenne visant à organiser la faillite d’un établissement bancaire tout en évitant la panique des déposants. Il s’agit de faire porter les pertes de la faillite par les créanciers et les actionnaires, et plus par les contribuables. Les gouvernements auront le pouvoir de prendre le contrôle des banques insolvables le temps de les démanteler ou de les restructurer. Un fonds de garantie alimenté par les banques elles mêmes assurera la garantie es dépôts des épargnants.

18 Mars 2013

Non à la spoliation des épargnants chypriotes

L'UE envisage rien de moins que la spoliation organisée de ses citoyens

Le PLD s'insurge contre le plan de sauvetage des banques chypriotes qui s'apparente à un véritable holdup. Les déposants censés être protégés en priorité perdront tous 6,75% de leurs comptes bancaires jusqu’à 100.000 €, puis 9,9% au-delà, en échanges d'actions de banques ne valant rien.  En violant le principe de sa propre directive (n°94/19) sur la garantie des dépôts bancaires inférieurs à ce montant, l'Union européenne trahit ses valeurs fondatrices et fait rentrer l'Europe dans une dangereuse zone de non-droit. Ce coup de force promet de contaminer les autres pays en difficulté.

12 Novembre 2011

Crise du libéralisme ou crise de l'interventionnisme ?

L’accélération de la crise financière a abouti au plus grand plan interventionniste de l’histoire des Etats-Unis. Après la nationalisation de Fannie Mae et Freddy Mac et la quasi-nationalisation de l’assureur AIG, le gouvernement américain va mettre en place un fond de reprise des actifs douteux avec (au moins) 700 milliards de dollars d’argent public. Ce retour en force de l’Etat marque-t-il la fin du libéralisme comme le prétendent déjà quelques commentateurs provocants ?

18 Septembre 2011

Crise du libéralisme ?

Personne ne peut nier la responsabilité des banques dans les excès des dernières années. Il est d’ailleurs normal que nombre d’entre elles le payent au prix fort : liquidation de Lehman Brothers et Washington Mutual, banques d’affaires rachetées par de grandes banques généralistes. Hélas, l’ampleur du choc va aussi avoir des répercussions sur notre vie à tous. Comment ne pas comprendre la colère du citoyen qui va ainsi subir les erreurs d’un univers qu’il ne connaît pas ? A y regarder de plus près, le premier responsable de cette crise est-il vraiment ce fameux « marché libre » si décrié par Nicolas Sarkozy ? Que penser du rôle des mauvaises interventions publiques et des mauvaises réglementations ? La réponse se trouve dans les faits.

11 Mai 2010

L’Europe a rendez-vous avec Thatcher, mais elle ne le sait pas encore

Le gigantesque plan de sauvetage de l’Europe et du FMI ne va pas apaiser longtemps les marchés financiers. La remise en cause de l’indépendance de la BCE risque même d’amplifier la défiance à l’égard de l’euro. Quoi que nous pensions de nos atouts, la France n’échappera pas durablement à cette spirale correctrice. L’épargne mondiale perd confiance en la capacité du vieux continent à rebondir et à sortir de l’engrenage de la dette. De l’aveu même de Papandreou, l'utilisation des "fonds publics" et "des subventions européennes", "au lieu d'être utilisés pour le développement, ont fréquemment servi à acheter des maisons, des voitures, et à vivre dans le farniente". La crise financière, bien que née aux Etats-Unis, menace dorénavant les illusions européennes.

10 Mai 2010

Les fondements de l'euro sacrifiés pour suspendre temporairement la crise

Le plan de "riposte generale" a fait retomber la fièvre des marchés financiers sans s'attaquer au mal qui ronge l'Europe : l'excès de dette publique et une incapacité structurelle à atteindre une croissance suffisante pour la rembourser. L'union qui s'est dessinée ce week-end semble marquer  une étape importante dans la construction européenne. Mais les mesures annoncées menacent davantage l'euro et nos économies qu'elles ne les protègent. Elles font perdre son indépendance à la banque centrale européenne et mettent en jeu sa crédibilité. Après une journée d'euphorie, la défiance persistante fait déjà replonger l'euro. Ramener la confiance exigera bien davantage que ce barrage artificiel. Seules une réduction coordonnées des dépenses publiques couplée avec des mesures libérant nos économies et nos marchés de l'emploi de leurs rigidités et des charges que nos Etats font peser sur eux redonneront la santé à la zone euro.

05 Mars 2010

Grèce : aide-toi, l'Europe t'aidera

En fragilisant l'euro, la crise grecque menace onze ans de construction de notre devise commune. Dans ces difficultés, les Etats membres de l'euro doivent afficher une solidarité sans faille avec la Grèce. Sinon, la défiance des investisseurs viendrait vite saper l'euro en visant successivement l'Espagne, le Portugal et, qui sait un jour, la France. Ce contexte périlleux impose aussi de réaffirmer avec force les principes constitutifs de l'euro, notamment les critères de Maastricht. Seul un discours de grande fermeté est en mesure de rassurer les investisseurs, non seulement sur la dette grecque, mais sur l'ensemble de la zone euro.

05 Avril 2010

L'euro survivra-t-il au laxisme français ?

Nicolas Sarkozy traverse une mauvaise passe. Difficile d’avoir le moral quand on vient de subir une cuisante défaite électorale, qu’on perd le contrôle des déficits publics, et que l’entente de façade de l’Europe est en train de se fissurer. Les députés de la majorité commencent à gronder, conscients du risque que Sarkozy soit battu en 2012 et, surtout, que la gauche prenne alors leur siège. Pour les Français, la désillusion est tout aussi cruelle au terme de ses trois années de pouvoir. Brillamment élu comme réformateur de choc, celui qu’on présentait comme un grand libéral s’est révélé un petit caporal autoritaire et sans vision. Il a multiplié les réformes incohérentes et commis de graves erreurs stratégiques. Seule une catastrophe plongeant la zone euro dans la crise pourrait lui offrir l’opportunité politique d’échapper à la débâcle électorale prévisible.

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