Dépense publique

19 Mai 2010

Appel à mobilisation pour sauver l'euro

Devant le Bundestag, Angela Merkel a déclaré l’Union Européenne en danger. En violant les principaux traités européens de concert avec les pays du sud de la zone euro, le gouvernement français est responsable de la dégradation inquiétante de ses relations avec le gouvernement allemand et la BCE. Il espère échapper aux réformes structurelles de son modèle défaillant en tablant sur l'inflation et la hausse des prélèvements obligatoires. Cette politique risque de faire exploser notre monnaie commune. Pourtant, l'Europe a souvent franchi des étapes importantes lors des crises. Nous appelons Nicolas Sarkozy à ne pas manquer cette dernière occasion historique. Il ne reste plus beaucoup de temps pour engager un plan d'urgence concerté avec l'Allemagne et ses partenaires européens plus rigoureux que la Grèce ou l’Italie.

07 Mai 2010

La crise de la dette publique annoncée par le Parti Libéral Démocrate commence à inquiéter le gouvernement

Depuis 2 ans, le Parti Libéral Démocrate ne cesse de prévenir les Français de la menace de la crise de surendettement des Etats. Nous n'avons pas été suffisamment écoutés jusqu'à l'annonce par François Fillon, le 6 mai, du gel absolu de la dépense publique les trois prochaines années. Le Premier Ministre commence enfin à comprendre le scénario que nous annoncions. Mais sa mesure est très insuffisante pour stopper la dégringolade de l'euro et limiter les conséquences de l'effet domino de la chute des bourses sur notre dette et notre économie. L'incendie s'est étendu à toute l'Europe par contagion, et commence à affecter les Etats-Unis. Les acteurs qui financent les déficits récurrents des Etats de la zone euro attendent un plan de réduction de la dette publique beaucoup plus ambitieux, ainsi que des réformes structurelles libérant notre croissance dans les années à venir.

05 Avril 2010

L'euro survivra-t-il au laxisme français ?

Nicolas Sarkozy traverse une mauvaise passe. Difficile d’avoir le moral quand on vient de subir une cuisante défaite électorale, qu’on perd le contrôle des déficits publics, et que l’entente de façade de l’Europe est en train de se fissurer. Les députés de la majorité commencent à gronder, conscients du risque que Sarkozy soit battu en 2012 et, surtout, que la gauche prenne alors leur siège. Pour les Français, la désillusion est tout aussi cruelle au terme de ses trois années de pouvoir. Brillamment élu comme réformateur de choc, celui qu’on présentait comme un grand libéral s’est révélé un petit caporal autoritaire et sans vision. Il a multiplié les réformes incohérentes et commis de graves erreurs stratégiques. Seule une catastrophe plongeant la zone euro dans la crise pourrait lui offrir l’opportunité politique d’échapper à la débâcle électorale prévisible.

28 Janvier 2010

Dette publique : les Français veulent une diminution des dépenses publiques, pas une augmentation de la pression fiscale

La dette publique inquiète désormais 75 % des Français. Ce n’est donc pas un hasard si l’Elysée lance une grande opération de communication en recevant les principaux acteurs publics responsables de l’envolée des déficits. Au Parti Libéral Démocrate, où nous n’avons cessé de dénoncer cette dérive, nous saluons l’initiative. Mais nous nous interrogeons et nous inquiétons sur l’issue de cette réunion qui ne convainc ni sur le fonds, ni sur la forme.

09 Janvier 2010

Vingt ans après la chute du mur, allons au terme de la révolution libérale

L’anniversaire de la chute du mur de Berlin est une fête pour les dizaines de millions de personnes libérées du joug communiste. Le 9 novembre est également une date mémorielle. Elle doit rappeler à tous que la liberté se gagne au prix du sacrifice de femmes et d’hommes luttant pour cet idéal. A l’heure où la crise financière offre à certains l’occasion de remettre en question le système capitaliste, cette date symbolique nous rappelle qu’il n’est pas de vraie liberté politique sans liberté économique, garante de la prospérité.

18 Janvier 2010

Le gouvernement lance un fonds plus spéculatif que souverain

Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d’un fond souverain français doté de 20 milliards d’euros. La France ne dispose hélas pas des ressources adéquates pour le financer. Est-ce bien raisonnable d’endetter une fois de plus les Français pour spéculer à crédit ? L’Etat se considère-t-il plus compétent que les professionnels des marchés financiers pour s’engager dans ce type d’opérations à effet de levier ? En cherchant à ériger ainsi une ligne Maginot pour protéger nos entreprises des prétendus « prédateurs étrangers », le gouvernement fait fausse route et met en péril notre économie. Pour assurer le retour de la croissance et assurer leur développement, nos entreprises ont besoin des capitaux étrangers, des marchés extérieurs et, surtout, de vraies réformes.

18 Janvier 2010

Les collectivités locales doivent aussi se réformer

La crise frappe durement ceux qui ont trop vécu à crédit. C’est le cas des collectivités locales qui ont augmenté leurs dépenses de 30 % ces dix dernières années. Les Français vont bientôt en payer la facture avec les fortes hausses de taxes locales qui les attendent. Soyons réalistes, les collectivités territoriales ne rompront pas avec la tentation de dépenser au-delà de leurs moyens sans réforme de leur structure. En marquant une volonté de simplification du « mille-feuille » administratif, le rapport Balladur va dans le bon sens. Mais il reste bien trop modeste, et il ne résistera pas à l’édulcoration probable par les parlementaires. Il est nécessaire d’aller plus loin en supprimant au moins l’un des six niveaux de collectivités locales, en confiant au secteur privé des compétences qu’il peut très bien assurer et en consacrant l’autonomie fiscale de chaque échelon.

10 Janvier 2010

Plan de relance : la grande illusion

L’impact de l’action publique est positif lorsqu’elle agit sur les bons leviers. Or, un « plan de relance » consiste à transférer à l’Etat la capacité d’investissement et le pouvoir d’achat des autres acteurs économiques. Après 34 années de déficits publics ininterrompus, les Français ne sont plus dupes et ne réagissent plus à ces déplacements temporaires. En revanche, ils savent que la dette ne cesse de grossir, qu’elle coûte de plus en plus cher et qu’elle n’intègre pas les engagements considérables de retraite. Un plan de relance constitue donc surtout un prétexte pour éviter de baisser la dépense publique et pour échapper à nouveau aux critères de Maastricht.

12 Janvier 2010

Grand emprunt, une coûteuse erreur

La commission Juppé-Rocard devra définir les champs d’application du futur grand emprunt d’Etat. Sans même revenir sur l’incohérence de la méthode – choisir d’emprunter avant même de savoir pourquoi, combien ou comment – le Parti Libéral Démocrate doute de l’utilité de recourir une fois de plus à la dépense publique et à l’endettement. Est-il judicieux d’alourdir la dette alors qu’elle menace d’approcher, selon le FMI, 100 % du PIB d’ici 5 ans ? Enfin, le mauvais bilan du planisme d’Etat des dernières décennies doit nous inciter à la prudence.

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