Dette

17 Mai 2013

Pourquoi il faut restructurer notre dette

A une époque, le XVIII e siècle, où le problème de la dette publique émerge en Europe, les pères fondateurs du libéralisme se rejoignent, de Smith à Montesquieu en passant par David Hume, pour prôner un défaut partiel sur la dette souveraine. Leur thèse : mieux vaut renégocier d'emblée avec ses créanciers une dette insoutenable et étouffante pour l'économie que faire porter ce fardeau aux générations futures.

23 Avril 2013

Gaspard Koenig, un "Français libre"

Un spécimen rare vient de faire son apparition dans ce café des Grands Boulevards, à Paris : un jeune libéral français. Avec sa mise soignée, son minois de collégien échappé du Cercle des Poètes Disparus, et son billet d'Eurostar en poche, Gaspard Koenig est une proie facile pour les adeptes du délit de faciès idéologique.

30 Mars 2013

Christian Saint-Etienne, quelle stratégie pour demain ?

La France s'est considérablement affaiblie depuis une quinzaine d'années. La progression du chômage semble hors de contrôle. Le rapport Gallois a contribué à une prise de conscience des racines des problèmes que connaît notre pays. Centré sur les difficultés de l'industrie manufacturière, il n'a pourtant pas fait un diagnostic complet de nos maux. Et les mesures prises par le gouvernement à la suite de ce rapport sont insuffisantes.

Le déficit extérieur ne se réduit pas. Christian Saint-Etienne démonte le mécanisme infernal, à l'oeuvre depuis longtemps, qui explique la profondeur de la crise que nous traversons. Il indique surtout les voies pour vraiment reconstruire notre appareil de production et repenser notre système institutionnel afin de stimuler une vraie création de richesses en France et d'impulser une sortie de crise en Europe.
C'est à cette condition que nous pourrons à la fois croître à nouveau, créer des emplois durables, réduire notre endettement et sauvegarder notre modèle social. Il nous reste peu de temps si nous voulons que la France se rétablisse et réaffirme son modèle, qui peut être à nouveau exemplaire.

20 Mars 2013

Non à la spoliation des épargnants chypriotes

Le PLD s'insurge contre le plan de sauvetage des banques chypriotes qui s'apparente à un véritable holdup. Les déposants censés être protégés en priorité perdront tous 6,75% de leurs comptes bancaires jusqu’à 100.000 €, puis 9,9% au-delà, en échanges d'actions de banques ne valant rien.  En violant le principe de sa propre directive (n°94/19) sur la garantie des dépôts bancaires inférieurs à ce montant, l'Union européenne trahit ses valeurs fondatrices et fait rentrer l'Europe dans une dangereuse zone de non-droit. Ce coup de force promet de contaminer les autres pays en difficulté.

Dépense publique, fiscalité et dette

L'Etat veut tout faire et il le fait mal. Le pouvoir d’achat des Français continue à fondre au profit d’une dépense publique hors de contrôle dont le montant défie l’imagination. Lorsque le comité Armand-Rueff proposait de soulager l’économie française de ses blocages en 1960, la dépense publique atteignait 30% du Produit Intérieur Brut (PIB) et la croissance 8,0%. un demi-siècle plus tard, les dépenses de l’Etat central, des collectivités territoriales et de la protection sociale pèsent 57% du PIB, près du double. Et la croissance est en berne.

18 Septembre 2011

Crise du libéralisme ?

Personne ne peut nier la responsabilité des banques dans les excès des dernières années. Il est d’ailleurs normal que nombre d’entre elles le payent au prix fort : liquidation de Lehman Brothers et Washington Mutual, banques d’affaires rachetées par de grandes banques généralistes. Hélas, l’ampleur du choc va aussi avoir des répercussions sur notre vie à tous. Comment ne pas comprendre la colère du citoyen qui va ainsi subir les erreurs d’un univers qu’il ne connaît pas ? A y regarder de plus près, le premier responsable de cette crise est-il vraiment ce fameux « marché libre » si décrié par Nicolas Sarkozy ? Que penser du rôle des mauvaises interventions publiques et des mauvaises réglementations ? La réponse se trouve dans les faits.

10 Mai 2011

Dépenses publiques : la France, accro à ses déficits

Nos gouvernements se sont tous révélés des drogués des déficits au cours des dernières décennies : c’est simple, le dernier budget en équilibre remonte à 1974. Pour assouvir son vice, un héroïnomane doit voler le prix de sa dose. Pour un élu, il suffit d’emprunter l’argent manquant sur les marchés de capitaux abondants, limitant la montée des impôts à une douleur tolérable. Ce paradis artificiel touche à sa fin. Le coup de semonce des agences de notation, qui ont mis sous surveillance négative les dettes américaines et japonaises, est de mauvais augure pour les prochains exercices budgétaires de notre pays. La menace du défaut de paiement

14 Janvier 2011

Emplois verts : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. En 2009, le gouvernement français a davantage laissé déraper les déficits publics que ses homologues européens. Ce coup dur tombe mal au moment où l'exécutif tente de rassurer les marchés par ses effets d'annonce. Surtout, nos voisins viennent d'annoncer coup sur coup des dizaines de mesures drastiques pour revenir à l'équilibre budgétaire. La réalité économique rattrape les dirigeants européens dont les marchés viennent sanctionner les années de laxisme budgétaire. Si les déficits publics engendraient de la croissance et de l'emploi, la France serait aujourd'hui le pays le plus riche d'Europe. Notre classe politique est la dernière d'Europe à s'obstiner dans ce déni de réalité.

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