Dette

31 Mai 2010

Réforme des retraites : au PS comme à l’UMP, c’est le bal des hypocrites

La crise de la dette accroît l’ampleur du déséquilibre de notre système de retraites. Pour la première fois dans notre histoire, la retraite moyenne est supérieure au salaire moyen dans notre pays. Tenant compte des tendances démographiques, les salariés, qui aujourd’hui payent des cotisations représentant le quart de leur salaire pour financer ces retraites généreuses, devinent qu’eux-mêmes auront beaucoup moins. Les réglages techniques promis par la droite comme par la gauche promettent de mener le système à la ruine et d’appauvrir une grande partie des Français. Pour parer à cette dégradation sociale et financière sans précédent, le Parti Libéral Démocrate rappelle la nécessité de faire des fonds de pension le pilier central de la retraite.

19 Mai 2010

Appel à mobilisation pour sauver l'euro

Devant le Bundestag, Angela Merkel a déclaré l’Union Européenne en danger. En violant les principaux traités européens de concert avec les pays du sud de la zone euro, le gouvernement français est responsable de la dégradation inquiétante de ses relations avec le gouvernement allemand et la BCE. Il espère échapper aux réformes structurelles de son modèle défaillant en tablant sur l'inflation et la hausse des prélèvements obligatoires. Cette politique risque de faire exploser notre monnaie commune. Pourtant, l'Europe a souvent franchi des étapes importantes lors des crises. Nous appelons Nicolas Sarkozy à ne pas manquer cette dernière occasion historique. Il ne reste plus beaucoup de temps pour engager un plan d'urgence concerté avec l'Allemagne et ses partenaires européens plus rigoureux que la Grèce ou l’Italie.

11 Mai 2010

L’Europe a rendez-vous avec Thatcher, mais elle ne le sait pas encore

Le gigantesque plan de sauvetage de l’Europe et du FMI ne va pas apaiser longtemps les marchés financiers. La remise en cause de l’indépendance de la BCE risque même d’amplifier la défiance à l’égard de l’euro. Quoi que nous pensions de nos atouts, la France n’échappera pas durablement à cette spirale correctrice. L’épargne mondiale perd confiance en la capacité du vieux continent à rebondir et à sortir de l’engrenage de la dette. De l’aveu même de Papandreou, l'utilisation des "fonds publics" et "des subventions européennes", "au lieu d'être utilisés pour le développement, ont fréquemment servi à acheter des maisons, des voitures, et à vivre dans le farniente". La crise financière, bien que née aux Etats-Unis, menace dorénavant les illusions européennes.

07 Mai 2010

La crise de la dette publique annoncée par le Parti Libéral Démocrate commence à inquiéter le gouvernement

Depuis 2 ans, le Parti Libéral Démocrate ne cesse de prévenir les Français de la menace de la crise de surendettement des Etats. Nous n'avons pas été suffisamment écoutés jusqu'à l'annonce par François Fillon, le 6 mai, du gel absolu de la dépense publique les trois prochaines années. Le Premier Ministre commence enfin à comprendre le scénario que nous annoncions. Mais sa mesure est très insuffisante pour stopper la dégringolade de l'euro et limiter les conséquences de l'effet domino de la chute des bourses sur notre dette et notre économie. L'incendie s'est étendu à toute l'Europe par contagion, et commence à affecter les Etats-Unis. Les acteurs qui financent les déficits récurrents des Etats de la zone euro attendent un plan de réduction de la dette publique beaucoup plus ambitieux, ainsi que des réformes structurelles libérant notre croissance dans les années à venir.

05 Mars 2010

Grèce : aide-toi, l'Europe t'aidera

En fragilisant l'euro, la crise grecque menace onze ans de construction de notre devise commune. Dans ces difficultés, les Etats membres de l'euro doivent afficher une solidarité sans faille avec la Grèce. Sinon, la défiance des investisseurs viendrait vite saper l'euro en visant successivement l'Espagne, le Portugal et, qui sait un jour, la France. Ce contexte périlleux impose aussi de réaffirmer avec force les principes constitutifs de l'euro, notamment les critères de Maastricht. Seul un discours de grande fermeté est en mesure de rassurer les investisseurs, non seulement sur la dette grecque, mais sur l'ensemble de la zone euro.

05 Avril 2010

L'euro survivra-t-il au laxisme français ?

Nicolas Sarkozy traverse une mauvaise passe. Difficile d’avoir le moral quand on vient de subir une cuisante défaite électorale, qu’on perd le contrôle des déficits publics, et que l’entente de façade de l’Europe est en train de se fissurer. Les députés de la majorité commencent à gronder, conscients du risque que Sarkozy soit battu en 2012 et, surtout, que la gauche prenne alors leur siège. Pour les Français, la désillusion est tout aussi cruelle au terme de ses trois années de pouvoir. Brillamment élu comme réformateur de choc, celui qu’on présentait comme un grand libéral s’est révélé un petit caporal autoritaire et sans vision. Il a multiplié les réformes incohérentes et commis de graves erreurs stratégiques. Seule une catastrophe plongeant la zone euro dans la crise pourrait lui offrir l’opportunité politique d’échapper à la débâcle électorale prévisible.

15 Février 2010

Plus qu'un plan d’aide à la Grèce, nous avons besoin d'une thérapie collective de choc dans la zone euro

En fragilisant l’euro, la crise grecque menace 11 ans de construction de notre devise commune. Le Parti Libéral Démocrate ne souhaite pas que l’Europe se désolidarise de la Grèce, mais s’oppose à toute aide financière tant qu’elle n’aura pas amorcé une politique d’assainissement de ses finances publiques, ni engagé les réformes structurelles indispensables à son redressement. La première mission d'une bonne gouvernance de la zone euro, c’est d’assurer le respect strict des principes fondateurs de l’euro concernant les déficits publics et la dette. Nous en sommes loin. Surtout, une crise beaucoup plus grave se profile derrière ces évènements inquiétants : l’explosion de la bulle des dettes publiques. Après la Grèce, l’Espagne, le Portugal et peut-être un jour la France risquent à leur tour l’insolvabilité pour leur gestion calamiteuse des finances publiques. C’est pourquoi nous devons anticiper sur l’avenir et engager l’Europe dans une thérapie collective de choc : réduction massive des dépenses publiques de ses Etats membres et mise en œuvre des mesures de libération de la croissance. C’est la condition pour préserver notre économie et notre qualité de vie.

28 Janvier 2010

Dette publique : les Français veulent une diminution des dépenses publiques, pas une augmentation de la pression fiscale

La dette publique inquiète désormais 75 % des Français. Ce n’est donc pas un hasard si l’Elysée lance une grande opération de communication en recevant les principaux acteurs publics responsables de l’envolée des déficits. Au Parti Libéral Démocrate, où nous n’avons cessé de dénoncer cette dérive, nous saluons l’initiative. Mais nous nous interrogeons et nous inquiétons sur l’issue de cette réunion qui ne convainc ni sur le fonds, ni sur la forme.

18 Janvier 2010

Le gouvernement lance un fonds plus spéculatif que souverain

Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d’un fond souverain français doté de 20 milliards d’euros. La France ne dispose hélas pas des ressources adéquates pour le financer. Est-ce bien raisonnable d’endetter une fois de plus les Français pour spéculer à crédit ? L’Etat se considère-t-il plus compétent que les professionnels des marchés financiers pour s’engager dans ce type d’opérations à effet de levier ? En cherchant à ériger ainsi une ligne Maginot pour protéger nos entreprises des prétendus « prédateurs étrangers », le gouvernement fait fausse route et met en péril notre économie. Pour assurer le retour de la croissance et assurer leur développement, nos entreprises ont besoin des capitaux étrangers, des marchés extérieurs et, surtout, de vraies réformes.

18 Janvier 2010

G20 = G2 + grosse bulle

 Le G20 s’est résumé à une négociation en coulisse entre les Etats-Unis et la Chine sur le dollar et la dette américaine. Au final, nous y décelons les signes précurseurs d’une bulle bien plus grave que les subprimes, celle des dettes publiques partiellement financées par la planche à billets. Ces graves déséquilibres mettent en péril la reprise et le retour durable de la confiance. Les Français doivent avoir conscience que la diminution rapide des dépenses publiques devient une priorité vitale pour notre pays et pour l’Europe. Pour favoriser la reprise, il nous faut reprendre les réformes structurelles préconisées bien avant la crise en vue de libérer les talents de notre pays, à l’école comme dans l’entreprise.

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