PAC

25 Septembre 2013

Libérez les paysans du papier !

Deux événements majeurs pour l’avenir de l’agriculture française se sont produits discrètement, au début de l’été, à quelques jours d’intervalle. L’un enthousiasmant, l’autre navrant.

Commençons par la bonne nouvelle : les négociations du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis ont débuté, en incluant pleinement l’agriculture. On peut donc s’attendre à voir resurgir dans les mois qui viennent les vieilles querelles des OGM, de la viande aux hormones, du foie gras ou des AOC. Mais on peut surtout espérer que disparaissent enfin les tarifs Méline et leurs multiples avatars, qui entraînent aujourd’hui un « sur-prix » sur les produits agricoles que l’OCDE a comparé à une taxe de 25% imposée aux consommateurs européens. Ce traité est une occasion en or pour rompre avec notre protectionnisme traditionnel et ouvrir nos marchés, comme l’avait fait la Nouvelle-Zélande dans les années 1980, pour son plus grand bénéfice.

10 Mars 2010

Agriculture française: changement de paradigme pour endiguer son déclin

La réussite de l’agriculture française est inversement proportionnelle à l’engouement des hommes politiques pour le salon de l’agriculture. Il faut dire que l’influence de l’agriculture française reste bien supérieure à son poids dans la population active, de seulement 3.5 %. Sa perte de compétitivité et l’érosion lente des revenus des agriculteurs illustrent son déclin, malgré un soutien public annuel proche de 30.000 euros par exploitation. Il ne faut pas chercher les causes de la crise agricole dans les marchés mondiaux, mais plutôt dans nos réglementations ; sans oublier notre niveau dramatique de prélèvements obligatoires. Comment expliquer que l’Allemagne exporte davantage que la France et se situe désormais à la quatrième place mondiale ? L’avenir de l’agriculture repose sur un changement de modèle plutôt que sur des aides et une administration étoffée.

25 Janvier 2010

Le lait baisse, la grande distribution encaisse

La baisse des cours du lait plonge l’ensemble de la filière dans la difficulté. S’il est naturel qu’elle s’adapte aux nouvelles conditions de marché, sa colère n’en est pas moins justifiée. Le consommateur final ne constate presque aucune différence car une fois de plus, l’écart bénéficie d’abord à l’oligopole de la grande distribution. Il est temps de s’attaquer à ce maillon central de notre économie qui fausse la concurrence et pénalise producteurs et consommateurs. Rappelons qu’il s’agit d’une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy à laquelle la Loi de Modernisation de l’Economie ne s’est pas suffisamment attaquée.

04 Janvier 2010

Hausse des prix agricoles, l'occasion de revenir sur la PAC

 La hausse du prix alimentaires dans le monde offre une belle opportunité de revenir sur les fondements de notre Politique Agricole Commune. Pendant des décennies, les pays en voie de développement ont vu les produits européens subventionnés concurrencer leur propre production agricole chez eux, pendant que l'Europe limitait l'accès à son marché dans l'autre sens. Ce processus pervers est également dû au protectionnisme américain. Dans le même temps, les Français ont payé doublement le prix de cette Politique Agricole Commune : en tant que contribuables, ils ont participé chaque année au budget européen de 55 Milliards d'euros consacré à notre agriculture; en tant que consommateurs, ils ont payé chèrement leur alimentation à cause de cette absence de concurrence. Cette situation est de moins en moins tenable.

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