26 Novembre 2012

Dans l'intérêt de tous, la Grèce doit sortir de l'Euro

Les derniers prêts accordés sont épuisés, et la Grèce demande toujours davantage. Ses finances publiques ne prennent nullement la voie du redressement. Athènes est entrée dans un cercle vicieux : les hausses de taux d'imposition dépriment l'activité, font fuir les entrepreneurs, et au final réduisent les recettes fiscales. La Grèce ne s'est pas suffisamment attaquée à ses vrais problèmes : corruption, fiscalité trop élevée, administration inefficace y compris pour recouvrer les impôts.

Les ministres des Finances de la zone euro et les autres créanciers publics de la Grèce (FMI et BCE) se réunissent lundi à Bruxelles pour la troisième fois en deux semaines, pour savoir qui remettra au pot le plus. La France a déjà au moins 50 milliards d'euros d'engagements directs (prêts bilatéraux) et indirects (renflouement du FESF. On voit bien que tout ceci finira très mal.

Dans l’intérêt du peuple grec spolié par une succession de dirigeants incompétents, nous recommandons la sortie de la Grèce de l’Euro. Les Grecs ne pourront jamais tout rembourser. Réduisons nos créances -en euros- de 80%, pour espérer récupérer les 20% restant. Hors de l’euro, le pays pourra se redresser rapidement : puisque les dépenses publiques et les salaires n'ont pas diminué assez vite, une dévaluation via un retour à une monnaie grecque y remédiera.

Tags: