30 Mai 2013

Débat le 15 juin : sortons de la "faustérité" pour éviter la faillite

La Commission européenne a publiquement mis le gouvernement français sous pression. Le clientélisme et l’électoralisme ont conduit notre pays à devenir le maillon faible de l’Europe. En plus d'un isolement de plus en plus marqué par ses propositions dépensières et protectionnistes, aucune des réformes jugées nécessaires par nos partenaires n'a été engagée. Les Français le payent au prix fort avec la multiplication des faillites de PME, un taux de chômage élevé et une confiance en berne. Ce n'est certes pas à la Commission de dicter ce que la France doit faire. Mais c'est au gouvernement d'avoir le courage d'affronter la réalité et d'engager les réformes de structure et le recentrage de l'Etat sur ses missions régaliennes.

Le gouvernement a déjà renoncé à respecter ses engagements de réduction du déficit. L'impact désastreux de l'explosion des impôts et taxes ces dernières années explique notre croissance anémique. Résultat, les recettes fiscales baissent et le déficit public est déjà attendu à 4,2% pour 2014, loin des 3% exigés par l'Europe. Ce laxisme n'est plus tenable. D'autant plus qu'un rapport de la Cour des comptes estime la dette réelle des administrations publiques proche de 5.000 milliards d'euros. Aux 1.833 milliards officiels, le pays doit ajouter 3.090 milliards d'engagements qui correspondent à une dette certaine future.

Il est totalement irresponsable de laisser chaque Français porter une dette de 77.000 euros. Une diminution importante de la dépense publique accompagnée d'un "choc de croissance" pour relancer l'emploi est plus nécessaire que jamais, c'est ce que propose le PLD : flexibilité du travail, simplicité des règlementations, abolition des professions protégées, etc. N'attendons pas le jour où les marchés se refuseront à financer davantage le déficit de notre pays, les réformes seraient alors bien plus dures et cruelles. L'action, c'est maintenant.