17 Janvier 2010

Le G20 réaffirme le rôle du libre-échange et du libre marché

Le G20 qui s’est déroulé à Washington a réaffirmé le principe libéral du libre-échange et appelé à la reprise du cycle de Doha. Le monde a su garder son sang froid et ne pas céder à la tentation démagogique du repli sur soi. Il n'a pas été question de refonte du capitalisme. Au contraire, il sort renforcé du sommet. L’accord prévoit par ailleurs une révision des mauvaises réglementations, un meilleur suivi des produits financiers et un encadrement plus strict des agences de notations. Mais les marchés ne seront pas bridés afin de laisser libre cours aux innovations qui facilitent la vie des entreprises et des épargnants. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises et l’emploi.

La France doit tirer les conséquences de cette vision commune des 19 autres pays les plus importants du monde. Le protectionnisme est une impasse qui dessert les citoyens et nuit à la prospérité d’un pays. L’Etat français ne doit pas réinvestir le champ économique en se substituant à ses acteurs fragilisés. Il n’en a ni les moyens, ni les compétences. Qu’il accélère au contraire sa politique de baisse des dépenses publiques afin de réduire sa dette et de mieux préparer l’avenir.

S’il revient sur son mauvais diagnostic de la crise, le gouvernement a les moyens d’agir pour soutenir la croissance de notre économie. La crise constitue une opportunité de moderniser l’économie française en renforçant le jeu du marché et en responsabilisant ses acteurs. Cela passe notamment par la réforme en profondeur du marché du travail et par l’allégement des charges qui pèsent sur le développement des entreprises. C’est aussi le moment de simplifier et de diminuer notre fiscalité pour l’aligner sur la moyenne européenne et accélérer la reprise.

Si le gouvernement n’opérait pas ces changements structurels pour rattraper le retard de la France sur ses partenaires économiques, ils mettraient en péril notre pays lors de la prochaine crise. Celle-ci pourrait bien être celle de la bulle des Etats surendettés et incapables de s’adapter au monde en mouvement. Le temps presse.