05 Septembre 2010

Réforme des retraites : le PLD dénonce une grève d’intimidation de plus et lance une campagne d'affichage pour la capitalisation

Le 7 septembre, notre quarteron habituel de syndicats affirme une fois de plus son pouvoir de nuisance dans la rue, passant outre la légitimité démocratique des élus. À nouveau, les Français se retrouvent victimes, paralysés dans leur vie quotidienne par des grèves à motif politique. Sans propositions nouvelles depuis 30 ans, ces syndicats prônent l’annulation pure et simple des quelques mesures utiles du gouvernement et exigent le maintien de la retraite à 60 ans, l’augmentation du nombre de fonctionnaires, des augmentations de salaires dans la fonction publique déjà favorisée,… Le Parti Libéral Démocrate dénonce cette politique de l’intimidation par des syndicats politisés. Si la réforme des retraites proposée par le gouvernement est loin d’être à la hauteur des enjeux de financement des retraites, elle a le mérite d’atténuer l’ampleur de la catastrophe à venir et ne peut souffrir de report.

Rappelons que la France est le seul pays développé où les syndicats, qui ne sont plus représentatifs que des salariés de la fonction publique, gèrent un budget supérieur à celui de l'Etat, celui de la Sécurité sociale. Ils le font avec le succès que l’on sait (explosion de la dette sociale, fraudes,…), sans que les salariés obligés de cotiser n'aient leur mot à dire. C'est pourquoi nous nous indignons de leur comportement irresponsable. Si le gouvernement revenait sur ses mesures certes modestes, les déséquilibres à venir du système de retraites seraient encore plus grands, menaçant les Français de voir alors l'intégralité de leur couverture retraite disparaître.

Nous nous inquiétons de l'insuffisance des mesures proposées par le gouvernement pour sauver nos retraites, et du maintien absolu de la répartition (sauf pour les fonctionnaires qui sont seuls autorisés à la capitalisation via ‘Prefon’). Après nos tribunes et nos interventions sur la question, nous lançons aujourd'hui une campagne d’affiches afin d’alerter l’opinion sur l’urgence d’une vraie réforme. Comme d’autres pays l’ont fait, nous proposons de substituer à la répartition l’épargne retraite individuelle, c’est-à-dire la capitalisation. Déjà près de la moitié des Français y est favorable, d'après un sondage réalisé avant l’été. Rendons de la liberté aux salariés cotisants, et ouvrons la voie à la capitalisation pour ceux qui le souhaitent. Si les syndicats risquent d’y perdre un peu de leurs ressources, ce sera au bénéfice des salariés qui y gagneront du pouvoir d’achat.