18 Juin 2013

Défaut Croisé

Le dernier rapport de Willem Buiter pour le Centre for Economic Policy Research rappelle quelques vérités aujourd’hui soigneusement mises de côté par les dirigeants des grands pays surendettés, France en tête.

Le dernier rapport de Willem Buiter pour le Centre for Economic Policy Research, un réseau européen de chercheurs et d’économistes, a peu de chances de figurer dans la liste des « lectures d’été » de Elle. Et pourtant, c’est un document palpitant qui conclut à l’imminence de défauts sur la dette souveraine dans les économies avancées, et en premier lieu dans l’eurozone. Willem Buiter n’est pas un altermondialiste. Economiste prolifique et respecté, il dirige aujourd’hui la recherche économique de Citigroup. Autant dire que sa voix compte sur les marchés.

Willem Buiter nous rappelle quelques vérités aujourd’hui soigneusement mises de côté par les dirigeants des grands pays surendettés, France en tête :
  • Le défaut est la norme et le remboursement l’exception dans l’histoire de la dette souveraine.
  • Les nouvelles régulations bancaires telles que Bâle III créent un cercle mortel en incitant les banques à acheter massivement des obligations d’Etat.
  • Dès que les taux d’intérêt retrouveront, à l’échelle mondiale, leur niveau naturel, la dette fera rapidement boule de neige.
  • Quand les seules solutions au surendettement sont une austérité aveugle (à la portugaise) ou une inflation sourde (comme celle que le Japon espère provoquer), un défaut ordonné peut représenter un moindre mal.
  • Dans l’eurozone, de tels défauts auraient des conséquences lourdes mais maîtrisables, et moins systémiques que la chute de Lehman Brothers en 2008.

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Gaspard Koenig