croissance

08 Novembre 2012

Le rapport Gallois, mécano fiscal et d'économie administrée

Malgré un diagnostic lucide, les propositions du rapport Gallois sont très insuffisantes, voire contreproductives. Aucune baisse drastique des dépenses publiques n'est préconisée pour combler le déficit public de 100 Md€. La proposition phare consiste à baisser les charges patronales de 20 milliards et les charges salariales de 10 milliards via des reports fiscaux et une baisse dérisoire des dépenses publiques. Qui peut croire à l'efficacité d'un simple tour de bonneteau fiscal ? Les entreprises ont besoin d'un choc de confiance et de flexibilité (simplification des réglementations et du code du travail, abolition des professions protégées,…).

26 Septembre 2012

Le gaz de schiste n'est pas une menace mais une chance

Les Verts sont repartis à l’assaut pour faire voter au Parlement l’interdiction définitive du gaz de schiste. Nous nous opposons avec force à cet acharnement obscurantiste. Loin des clichés apocalyptiques promus par ses opposants, le gaz de schiste nous permet d'envisager des gains à la fois économiques et environnementaux, et une indépendance énergétique géopolitiquement appréciable.

12 Juillet 2012

Flexisécurité : protéger les emplois plutôt que les personnes

Le sommet social n’a satisfait personne, en plus d’avoir été profondément ennuyeux. Sur la question attendue de la « flexisécurité », cette flexibilité de l’emploi adossée à une protection forte, rien de neuf n’est apparu sous le soleil, ou plutôt la pluie parisienne. La France reste le dernier pays d’Europe engoncé dans des réglementations du travail infernales. C’est sans doute pour cette raison que Laurence Parisot est ressortie inquiète de ces multiples tables rondes. Surtout qu’elles ne font qu’ouvrir un long processus dont personne n’attend grand-chose d’autre que de nouvelles taxes et de nouvelles complications pour les entreprises.

30 Mars 2015

La croissance n’a pas de parti

La seule chose qui croisse en France, c’est la conquête politique. Un marché captif. Des acteurs inamovibles, qui s’échangent les « vagues », rose un jour, bleue l’autre. Marine à la marge. Un discours lénifiant et identique à chaque « rencontre avec le peuple ». Le seul changement, c’est que cela ne change pas. Les uns se félicitent de la défaite des autres, afin qu’ils puissent reprendre le pouvoir et nous prouver, à nouveau, qu’ils ne feront pas mieux et surtout pas ce qu’ils ont promis. La moitié ou presque de la population, désespérée, ne vote plus et l’autre partie du désespoir, le noie dans le café de la Marine, qui attire 1 électeur sur 4, mettant ainsi en avant la seule croissance qui paie ces derniers temps, la démagogie populiste.

30 Septembre 2014

Professions protégées ou condamnées?

Revenus des Professions protégées

Manuel Valls se distingue de ses prédécesseurs en s'attaquant à la réforme des professions protégées. Le carcan des 37 professions épinglées par l'Inspection Générale des Finances pèse 235 milliards d'euros de chiffre d'affaires (soit 6,4% du PIB qui échappent à l'effet favorable de la concurrence ouverte sur l'innovation) et un million d'emplois. Le périmètre s'élargit même à 219 professions réglementées selon le président de la Banque de France.

14 Avril 2014

Facilitons l'entreprise individuelle

Le PLD est heureux de voir le gouvernement revenir sur le projet initial de Sylvia Pinel de restreindre très durement le régime d’auto-entrepreneur. Le succès du régime des auto-entrepreneurs montre que la simplicité et une faible pression des charges libèrent rapidement les énergies. Les résultat se mesurent en nombre d’entreprises viables créées mais aussi par le développement rapide du sens de l’autonomie et de l’initiative individuelle chez les Français qui s’en sont sortis par cette voie.

13 Juillet 2010

En Europe, pas de prospérité sans baisse de la dépense publique

La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. En 2009, le gouvernement français a davantage laissé déraper les déficits publics que ses homologues européens. Ce coup dur tombe mal au moment où l'exécutif tente de rassurer les marchés par ses effets d'annonce. Surtout, nos voisins viennent d'annoncer coup sur coup des dizaines de mesures drastiques pour revenir à l'équilibre budgétaire. La réalité économique rattrape les dirigeants européens dont les marchés viennent sanctionner les années de laxisme budgétaire. Si les déficits publics engendraient de la croissance et de l'emploi, la France serait aujourd'hui le pays le plus riche d'Europe. Notre classe politique est la dernière d'Europe à s'obstiner dans ce déni de réalité.

23 Juin 2010

Baisser la dépense publique entraine la prospérité

Après des années de laxisme budgétaire de Gordon Brown et des travaillistes, le premier plan de rigueur britannique traduit la volonté des Libéraux Démocrates et des Tories de redresser la situation des finances publiques outre-manche. Trois quarts du plan repose sur une diminution budgétaire, et moins d’un quart sur une hausse de la pression fiscale, qui sera hélas nocive pour la croissance britannique. Parmi les mesures fortes annoncées, le budget des ministères non prioritaires diminuera de 25 %, l’impôt sur les sociétés baissera de 28 à 24 % alors que la TVA montera de 17,5 à 20 %. La France ferait bien de s’inspirer des mesures de baisse des dépenses et de relance de l’économie pour aller plus loin que les mesures timorées annoncées par l’Élysée.

11 Mai 2010

L’Europe a rendez-vous avec Thatcher, mais elle ne le sait pas encore

Le gigantesque plan de sauvetage de l’Europe et du FMI ne va pas apaiser longtemps les marchés financiers. La remise en cause de l’indépendance de la BCE risque même d’amplifier la défiance à l’égard de l’euro. Quoi que nous pensions de nos atouts, la France n’échappera pas durablement à cette spirale correctrice. L’épargne mondiale perd confiance en la capacité du vieux continent à rebondir et à sortir de l’engrenage de la dette. De l’aveu même de Papandreou, l'utilisation des "fonds publics" et "des subventions européennes", "au lieu d'être utilisés pour le développement, ont fréquemment servi à acheter des maisons, des voitures, et à vivre dans le farniente". La crise financière, bien que née aux Etats-Unis, menace dorénavant les illusions européennes.

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